Les commerçants lancent un appel pour l’organisation de l’activité commerciale en ce temps de coronavirus, notamment à travers l’ouverture des surfaces commerciales inexploitées. Dans un communiqué rendu public, le président de l’Association nationale des commerçants et artisans (Anca), El Hadj Tahar Boulenouar, propose au ministère du Commerce d’accorder la priorité à l’exploitation des surfaces commerciales fermées à travers le territoire national. Ce dernier a réagi, en effet, à l’annonce faite par le ministre du Commerce, Kamel Rezig, faisant état de l’élaboration en cours de textes juridiques pour faciliter la réalisation de marchés de gros par des privés, et ce, dans le cadre de la nouvelle stratégie adoptée pour booster la construction de ces structures commerciales. «L’ANCA salue la décision de la tutelle visant à impulser la réalisation de marchés et espaces commerciaux par les opérateurs privés en prélude au retrait total de l’Etat de leur réalisation aussi bien de gros que de détail, mais il est préférable d’accorder la priorité à l’exploitation de plus de 600 espaces et locaux commerciaux fermés». El Hadj Tahar Boulenouar appelle ainsi de manière explicite à l’ouverture des surfaces et des locaux commerciaux publics et privés non exploités pour booster l’économie nationale, car leur fermeture encourage l’informel et entraîne le gaspillage des deniers publics.
Lundi dernier, le ministre a rappelé, à ce propos, que le marché de gros d’Aïn Oussara, pour lequel des sommes conséquentes ont été déboursées, est toujours fermé, et que celui de Bourached à Aïn Defla ne fonctionne qu’à hauteur de 20% de ses capacités et celui de Sétif connaît des difficultés qui ont empêché son fonctionnement. Il a évoqué, dans ce sens, des démarches pour valoriser ces marchés, réitérant que la fonction commerciale des marchés de gros est du ressort du privé, d’autant, a-t-il dit, que la réalisation de marchés par l’Etat reste sujette à des problèmes et à des contestations lors de la distribution.
Le président de l’Anca a également salué la décision de la tutelle consistant à annuler la réalisation du projet du marché régional Centre Ben Chaabane à Boufarik (wilaya de Blida), étant donné qu’il s’est avéré que son assiette est une terre agricole et que le projet n’est pas faisable du fait de l’existence de trois grands marchés dans la région.
Sur un autre volet, El Hadj Tahar Boulenouar a appelé les autorités compétentes à se mobiliser davantage pour éviter le dérèglement des circuits de distribution des produits alimentaires et agricoles. Les marchés sont, en effet, impactés depuis la propagation du Coronavirus et des mesures limitant les rassemblements à travers la fermeture des grands espaces commerciaux. Il appelle les walis et les autorités publiques à «instituer de nouvelles mesures» pour faciliter davantage l’approvisionnement et la stabilité des marchés». n