Le tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des champions UEFA s’est tenu hier à Nyon (Suisse). Les bocaux ont livré leur verdict. Les chocs deviennent inévitables à un certain stade de la compétition. Notamment quand il s’agit des huitièmes de la C1. Le match qui captivera les regards sera certainement ce Real Madrid – Paris Saint-Germain. Il y aura aussi un alléchant Chelsea – Barcelone.

C’est une affiche royale. Une finale avant la lettre que nous ont offerte les sphères en PVC. Le Real Madrid, double tenant du titre et 12 fois vainqueur du tournoi, sera confronté aux Parisiens dès le début de la phase de la mort subite. D’un côté, on a l’équipe de Cristiano Ronaldo, premier du podium du Ballon d’Or 2017. De l’autre, il y aura Neymar, 3e du dernier Ballon d’Or, et ses compères qui se mesureront aux «Merengues». Ces derniers, rêvent d’un triplé inédit dans l’épreuve. Quant à leur adversaire, il a, encore fois, affiché son ambition de conquérir l’Europe. Un rêve pour les propriétaires qataris du team de la capitale française. Le PSG, traumatisé par son dernier voyage en terre ibérique et cette déroule (6/1) contre le FC Barcelone en huitièmes de finale retour de la dernière édition, jouera un autre géant espagnol. Pas une facile mission. Malgré la délicatesse de la tâche, l’entraîneur parisien Unai Emery semble optimiste. «Je crois que c’est une belle opposition et que nous sommes au niveau pour jouer contre le Real Madrid» a ainsi réagi le technicien turc au micro de beIN Sports. L’ancien driver du FC Séville a aussi rappelé qu’il était inéluctable de croiser les gros sur le chemin vers un éventuel sacre : «Si tu veux faire quelque chose d’important en Ligue des champions, tu as besoin de jouer contre les meilleures équipes. Cette confrontation est bienvenue (…) Je suis sûr que notre équipe sera prête pour cette confrontation», note le successeur de Laurent Blanc.

Le Real, un roi qui s’assume

Dans le camp madrilène, le Directeur des relations institutionnelles du club, Emilio Butragueño, pense que cet affrontement face au PSG «aurait pu être une finale au vu du potentiel des deux équipes.» Mais «c’est la loi des tirages, la chance y joue un rôle et l’une des deux équipes va être éliminée dès les huitièmes», a-t-il ajouté. L’ancien joueur du Real n’a, toutefois, pas manqué de rappeler que les poulains de Zinedine Zidane sont les rois de l’Europe. «Il ne faut pas oublier que notre équipe vient de gagner deux années consécutives la Ligue des champions et sait comment aborder ce genre de matches. J’espère que nous les aborderons en ayant récupéré tous nos blessés, que Zidane comptera sur tout son effectif et que nous serons inspirés, en ayant cette touche de chance toujours nécessaire dans ce genre de confrontation», a précisé l’Espagnol. Pour l’anecdote, le PSG n’a gagné aucun de ses 3 dernières sorties européennes contre les Madrilènes (2 nuls et une défaite). Les Français sont restés muets lors des deux oppositions écoulées.

Messi face à sa Bestia Negra

Une autre franchise de la péninsule ibérique, le FC Barcelone, sera confrontée à un sérieux adversaire. Les Catalans ont hérité de Chelsea FC qui n’est autre que le champion d’Angleterre sortant. Les «Blues» avaient réussi à sortir, à la surprise générale, les Barcelonais en 2012 en allant décrocher le nul (2/2) au Nou Camp. Un match où Lionel Messi avait manqué un penalty face à Petr Cech aujourd’hui portier d’Arsenal. L’Argentin, 2e meilleur buteur de l’histoire de la compétition rêne (97 réalisations), a croisé le chemin des Londoniens à 8 reprises sans jamais parvenir à trouver la faille en 29 tentatives. On peut dire que les Chelsea est la bête noir du lutin argentin qui ne connaît pas beaucoup de défenses à avoir résisté à son talent.
Du talent, il y en a dans les deux formations. Eden Hazard sera lui aussi attendu pour ce rendez-vous. Le Messi de la Belgique est l’un des atouts d’Antonio Conté qui sait qu’il n’aura que la LDC pour tenter d’oublier le titre de champion. Une couronne locale qu’il dit avoir déjà perdue au profit de l’injouable Manchester City qui caracole seul au sommet de la Premier League reléguant Manchester United, premier poursuivant, à 11 longueurs.

Les Anglais bien lotis

En évoquant les «Britishs», City a eu un tirage clément en héritant du FC Bâle. Les Suisses ont réussi à sortir indemnes du groupe «A» où il y avait Manchester United qui a terminé leader de la poule. Justement, les «Red Devils» sont tombés face aux Espagnols du FC Séville. Des adversaires qui semblent prenables pour les deux Mancuniens mais c’est le terrain qui tranchera au final.
L’autre club de la Perfide Albion, Liverpool FC en l’occurrence, croisera le fer avec le FC Porto de Yacine Brahimi. Pour leur retour dans l’arène européenne, les «Reds» semblent être armés pour aller plus loin. D’autant plus qu’ils joueront la seconde manche à Anfield. Cependant, il faudra faire très attention aux Portugais dont le onze renferme beaucoup de joueurs talentueux qui peuvent créer la surprise.

Le Bayern en terre hostile

Par ailleurs, Tottenham Hotspurs, le cinquième représentant de la Premier League dans cette Champions League, aura une adversité plus significative parce qu’il se mesurera à la Juventus Turin qui n’est autre que le finaliste malheureux de l’opus écoulé en plus d’être le sextuple champion d’Italie en titre. Chez les Transalpins, l’AS Rome croisera le fer avec les Ukrainiens du Shakhtar Donetsk dans un duel moins «bling bling».
Les Italiens font partie des traditionnels favoris pour le sacre final. C’est le cas aussi pour le Bayern Munich qui s’est fait sortir l’an passé par le Real en quarts de finale. Pour cette séquence, les Allemands devront se défaire du Besiktas. Un match piège par excellence pour les Bavarois. Les Turcs ont montré de belles choses lors du premier tour.
Dans leurs rangs, il y a des éléments qui ont du ballon à l’instar des Quaresma et Talisca. Ce n’est pas gagné d’avance pour les Munichois obligés de se mettre à l’abri dès le premier acte à l’Allianz Arena pour minmiser la menace à Istanbul. In fine, notons que les matchs «aller» se tiendront le 13 et 14 février prochains. Les rencontres «retour» se joueront dans la semaine qui suivra, à savoir le 20 et 21 du même mois.