Après la lourde défaite contre l’Atletico Madrid (7-3) vendredi en amical, Zinédine Zidane prend cher. L’entraîneur du Real Madrid n’est pas épargné par la presse locale, ni par les supporters merengue. Zinédine Zidane est déjà critiqué à Madrid. «Il s’agit d’un match de préparation, il va falloir s’améliorer sur tous les points. Nous préparons la saison et je suis tranquille. Il faudra être prêt le 17 août, pour le premier match de la Liga. Je reste convaincu que notre saison sera bonne.»
Contrairement à Zinédine Zidane, les observateurs du Real Madrid ne parviennent pas à relativiser après l’humiliation infligée par l’Atletico (7-3) vendredi. Ces derniers avaient besoin d’un coupable, et l’entraîneur représente la cible idéale.
Zidane jugé trop conservateur
La preuve, le Français a droit à un véritable procès sur le site de Marca, qui constate que son équipe type n’a quasiment pas changé par rapport à son dernier passage à la Maison Blanche. Pour nos confrères, le technicien ne tente rien de nouveau, ni dans ses choix de joueurs, ni dans le système, alors que le Real a récemment raté ses entames de match contre le Bayern Munich (1-3), Arsenal (2-2, 3-2 t.a.b.) et les Colchoneros. En résumé, les recrues qu’il a réclamées n’ont pas changé ses plans. Mais ce n’est pas tout. Le média local regrette également le peu de temps de jeu accordé aux jeunes comme Rodrygo ou le Japonais Takefusa Kubo. Ainsi que sa sérénité en conférence de presse. Aucune autocritique, pas de colère contre ses hommes, hormis Gareth Bale bien sûr… Une attitude qui, selon le quotidien, ne peut rassurer les supporters. Et le sondage réalisé par Marca semble confirmer cette critique.
Un sondage accablant
Dimanche en début de soirée, 63 % des 236 653 votants estiment que Zidane n’est pas l’entraîneur dont le Real a besoin pour son nouveau projet. Autre résultat accablant, 72 % des votes s’opposent au départ du milieu offensif James Rodriguez, poussé vers la sortie par l’entraîneur. Le message est clair pour l’ancien meneur de jeu, qui subit les conséquences de ses privilèges. Rappelons que le natif de Marseille est revenu en fin de saison dernière avec la liberté de recruter et d’écarter les joueurs qu’il souhaitait. Pour le moment, force est de constater que ses choix sont contestés alors que la saison n’a même pas commencé. Autant dire que rien ne sera pardonné à celui qui était considéré comme un héros à Madrid il y a encore quelques mois…