Zinédine Zidane n’a pas caché son soulagement après la victoire du Real Madrid à Séville (0-1), samedi. L’entraîneur français était sur la sellette après deux défaites consécutives face à Alavés (2-1) en Liga et au Shakhtar Donetsk (2-0) en Ligue des champions. Mais il est bien conscient que son équipe ne s’est pas mise définitivement à l’abri des critiques pour autant.
C’est quand il est dos au mur que le Real de Zinédine Zidane se retrouve. Cette tendance n’est pas nouvelle. Elle a juste trouvé sa confirmation samedi avec le succès des Madrilènes à Séville (0-1). C’est un euphémisme de dire que le club merengue était sous pression alors qu’il restait sur deux déconvenues face à Alavés (2-1) et au Shakhtar (2-0) en Ligue des champions. Il se murmurait que Z.Z. jouait sa place sur le banc madrilène en cas de nouveau revers. «Les derniers jours ont été difficiles…», a-t-il concédé devant la presse. «Donc aujourd’hui, il faut en profiter, être satisfaits.»
Zidane est soulagé du résultat. Mais aussi de la manière. Si le Real a livré une partie inégale, il a plutôt maîtrisé son sujet globalement. Face à Séville à Sanchez-Pizjuan, ce n’est jamais une mince performance. «Ce sont trois points très importants pour nous, a reconnu l’entraîneur merengue. Au-delà des trois points, c’est le match que l’on a fait, de la première à la dernière minute. On a un peu souffert en seconde période, mais notre première période a été très bonne, on a eu des occasions de marquer. C’est une victoire importante vis-à-vis du prochain match.»

«IL Y AURA TOUJOURS DES CRITIQUES»
Ce succès tombe en effet très bien pour le Real. Car la semaine à venir s’annonce particulièrement délicate. Le club merengue, relégué au troisième rang du groupe B de la Ligue des champions après sa défaite à Donetsk, devra impérativement s’imposer mercredi face au Borussia Mönchengladbach pour éviter une élimination cataclysmique. Et le week-end prochain, il aura un derby à disputer face à l’Atlético de Madrid, l’une des équipes les plus compétitives en Europe à l’heure actuelle.
Zidane aura au moins gagné le temps de prendre une petite respiration avant cette semaine décisive. Mais il sait ce qui l’attend si elle devait mal se passer. «C’est comme ça, a-t-il lâché, un brin fataliste. Finalement, ça ne changera pas grand-chose. Nous savons très bien qu’il y aura toujours des critiques quand l’équipe ne fait pas les choses bien. Aujourd’hui, nous devons penser de manière positive et continuer d’essayer de nous améliorer.» De ce point de vue, le match à Séville était plutôt rassurant. Mais Zidane sait très bien que la vérité d’un jour n’est pas toujours celle du lendemain. Surtout à Madrid.