Les incertitudes qui marquent le marché pétrolier, notamment sous l’effet de la crise sanitaire qui s’inscrit visiblement dans la durée, n’ont pas été sans impacter la gestion de nos hydrocarbures où des réajustements se sont avérés incontournables.
Cette réalité a été affirmée par le patron de Sonatrach qui a fait état d’une réduction à raison de 50 % du plan d’investissement et des dépenses durant les trois derniers mois du groupe public.
La révision du plan d’investissement de la compagnie nationale des hydrocarbures, si elle traduit une conjoncture de difficultés, n’aura pas d’impact sur l’activité de production, rassure le manager de Sonatrach, avec l’argument d’avoir maintenu les projets d’exploration et de production jugés importants.
Cet aléa semble ainsi forcer le management de Sonatrach à organiser ses priorités et ses urgences en différant certains projets et en réétudiant leur réalisation durant cette période précise, marquée par une réduction des recettes.
Le patron de Sonatrach promet la compensation de cette réduction à travers des partenariats afin de partager les coûts des projets en question.
Raison pour lui de mettre en évidence les atouts que contient la nouvelle loi sur les hydrocarbures qui permet « le développement de partenariats dans l’exploration et la production » pour pouvoir partager les risques liés à ces deux segments.
Dans son effort visant à rassurer aussi bien l’opinion que les partenaires du groupe, le boss de Sonatrach a soutenu que la révision des différents projets n’a pas touché le secteur de la pétrochimie pour lequel l’investissement est maintenu, particulièrement, à travers les partenariats, tout comme seront poursuivis les projets relevant de l’énergie renouvelable.
Les nouvelles du secteur en cette fin de semaine n’énoncent pas que la réduction du plan d’investissement et des dépenses de la firme publique, puisque celle-ci a signé avec le groupe italien Eni plusieurs accords de coopération dans le secteur du gaz et un mémorandum d’entente portant sur les possibilités d’investissement dans l’exploration et la production d’hydrocarbures.
Ce qui ouvre des opportunités d’exploration et de production en Algérie, mais aussi à l’international, selon les termes des contrats.