Le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid a annoncé, hier à Alger, «la réactivation» du Fonds national de lutte contre le cancer qui a été créé en 2012 pour une meilleure prise en charge des malades.
Lors d’une journée de formation tenue au siège du ministère sur la sensibilisation contre le cancer du sein au profit des journalistes, à l’occasion de la célébration du mois d’octobre rose, le ministre de la Santé a affirmé que «la réactivation du Fonds national de lutte contre le cancer contribuera à une prise en charge idoine des cancéreux, à travers l’équipement des services de soins en radiothérapie, par l’acquisition de nouveaux accélérateurs linéaires et la mise à disposition de médicaments supplémentaires».
Cela passe également par l’entretien des appareils et des équipements destinés à la radiothérapie et la mise en place d’un guide national renfermant tous les protocoles de soins.
Après avoir valorisé le rôle qu’accomplissent les différents médias nationaux dans la sensibilisation des citoyens en matière sanitaire, le même responsable a indiqué que l’atteinte par le cancer «est devenue désormais une véritable obsession» de tous les systèmes de santé de par le monde, étant la 2e cause principale de décès après les pathologies cardio-vasculaires, notant à l’occasion, les facteurs de risque, dont la pollution environnementale, le changement du mode de vie, ainsi que la sédentarité.
Faisant observer que le nombre de cancers de tous types en Algérie est estimé à plus de 50.000 cas, le ministre a affirmé que le cancer du sein vient en tête, avec l’enregistrement de plus de 14.000 cas annuellement.
Pour faire face à cette situation épidémiologique et lutter contre sa propagation, le ministre de la santé a rappelé l’existence du Plan national de lutte contre le cancer (2015-2020) qui a englobé toutes les activités liées à la prévention, au dépistage précoce de la maladie, à l’examen et aux soins, d’autant plus que l’Etat a mobilisé dans le cadre de ce plan, tous les moyens matériels et humains, en sus de la prise en charge psychologique.
Selon le ministre, 41 services ont été ouverts sur tout le territoire national, 77 unités de chimiothérapie, en plus de 20 centres de lutte anti-cancer, dont 6 appartenant au secteur privé, avec un budget alloué à l’acquisition de médicaments et de consommables médicaux inclus dans ce traitement au niveau de la pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), outre le renforcement des établissements hospitaliers avec des ressources humaines qualifiées et spécialisées, l’ouverture et le renforcement des établissements hospitaliers spécialisés avec les appareils de radiothérapie, dont le nombre est passé de 7 en 2013 à 50 actuellement, dont 12 dans le secteur privé.
D’autre part, le ministère -ajoute le premier responsable du secteur- a établi un réseau national des registres des cancers, mis en place depuis 2014, soulignant l’obligation d’établir un registre des cancers au niveau de chaque wilaya, ce qui permettra de fournir des informations précises sur la maladie pour réaliser des études analytiques et connaître ainsi les moyens de prévention. <