Les appelés du Service national de 1992 à 1996 de la wilaya de Tizi Ouzou, mobilisés pour une période supplémentaire de six mois, se sont rassemblés dans la matinée d’hier sur l’esplanade de l’ancienne mairie de Tizi Ouzou. Ces ex-conscrits de Tizi Ouzou, à l’instar des ex-appelés de la même classe, qui sont désignés par Organisation nationale «18+6», sont montés au créneau en observant au niveau d’une vingtaine de wilayas un sit-in suite au refus du responsable du service social du ministère de la Défense nationale de recevoir une délégation de l’organisation. «Un rendez-vous avait même été convenu au niveau de ce service, mais il a été annulé par son premier responsable qui a préféré rencontrer des personnes qui sont loin de nous représenter», dénonce M. Bouzagza, de la coordination de Tizi Ouzou des « 18+6 ». Une délégation de ladite coordination a été reçue en marge du rassemblement d’hier au niveau du cabinet du wali où un courrier a été déposé en vue d’être transmis au président de la République. «L’objet de ce courrier est d’interpeller le premier magistrat du pays et ministre de la Défense nationale en vue d’une intervention au niveau du ministère de la Défense nationale pour le traitement de nos revendications, qui attendent d’être prises en charge depuis de longs mois ». Ces ex-militaires des classes des années 1992 à 1996 et mobilisés au-delà de la durée légale de 18 mois (+6 mois) demandent un statut pour services rendus à l’Etat dans le cadre la loi portant réconciliation nationale. Ils demandent des indemnités et des droits sociaux en compensation de leur engagement dans la lutte contre le terrorisme.