Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a entamé depuis hier et jusqu’au 8, une visite de travail à Pretoria, en Afrique du Sud, a annoncé la ministre sud-africaine des Relations internationales et de la Coopération, Maite Nkoana-Mashabane.

La visite du responsable sahraoui intervient quelques semaines avant la tenue du 28e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, durant lequel la demande du Maroc pour adhérer à l’UA après 32 années de défection sera examinée. Durant ce sommet, il sera également question d’élire un nouveau président à la commission de l’UA en remplacement de la Sud-Africaine Dlamini Zuma connue pour son soutien indéfectible en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. « L’Afrique du Sud maintient sa position de principe soutenant le droit des Sahraouis à l’autodétermination conformément à la charte des Nations unies et à l’acte constitutif de l’Union africaine (UA) », a ajouté la chef de la diplomatie sud-africaine, soulignant, dans le même ordre d’idées, l’« intensification de la solidarité» de Pretoria avec le Front Polisario. Mme Nkoana-Mashabane a, dans ce sens, exprimé la «grande préoccupation» de son pays face à la persistance de la souffrance du peuple sahraoui qui lutte pour l’autodétermination. L’Afrique du Sud a fait également part de son « inquiétude » par rapport à l’absence de progrès en vue d’un règlement du conflit au Sahara occidental, conformément à la légalité internationale.
Pretoria a également réitéré son soutien à l’appel lancé par l’Union africaine (UA) à l’Assemblée générale de l’ONU pour «fixer une date» pour l’organisation du référendum d’autodétermination, comme énoncé dans l’avis consultatif du 16 octobre 1975 de la Cour internationale de justice, a-t-elle ajouté. Dans ce contexte, elle « continuera à soutenir les efforts de l’envoyé spécial de l’UA pour le Sahara occidental, Joaquim Chissano, qui a examiné, l’année passée, avec de hauts responsables du Conseil de sécurité de l’ONU, les moyens de trouver une solution juste et durable garantissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination », a rappelé Mme Maite Nkoana-Mashabane. Pour la responsable sud-africaine, « l’Afrique a une responsabilité morale et politique de contribuer à trouver des solutions aux conflits dans le continent », a indiqué la ministre, avant de souligner le « rôle majeur » que doit jouer le continent en soutien aux efforts internationaux.