D’ici là, le cluster Energie solaire estime que le rapport du CEREFE est une «bonne base» de travail pour réussir la transition énergétique. Dans un communiqué qui a suivi de peu la diffusion publique du rapport du CEREFE, son président du Conseil d’administration, Mustapha Aït Chafaa, a indiqué que le document «a le mérite de mettre des mots sur les maux, mais aussi d’ébaucher la direction à suivre pour réussir la transition énergétique de notre pays en fournissant une multitude de pistes que les pouvoirs publics n’ont pas le droit d’ignorer ou de minimiser». «Il en va de l’avenir de notre pays, l’Algérie», a précisé ce groupement des entreprises et acteurs nationaux exerçant dans la chaîne de valeur du solaire. Il appelle également à «une action concertée, continue, soutenue» et à éviter «la précipitation et l’improvisation», dont le résultat est «un échec d’une politique énergétique axée exclusivement sur le recours aux énergies fossiles bradées à des prix soutenus ayant entraîné une forte croissance de la demande en carburants, électricité, chaleur, etc. insoutenable dans la durée et surtout peu soucieuse de laisser une partie aux générations futures».
Le cluster souligne aussi la terrifiante résistance au changement face à de nouvelles techniques. Selon le communiqué publié par M. Aït Chafaa, «le manque de compétence nécessaire à une meilleure maîtrise de nouvelles sources d’énergie, l’absence de suivi et le manque d’évaluation sont le fait d’un capital humain «non préparé» à intégrer les nouvelles dimensions nécessaires à leurs intégrations dans des réseaux électriques fonctionnant dans un seul sens alors que l’échange d’énergie devient la règle et non l’exception». Le mode de gestion doit aussi évoluer pour faire basculer «le réseau unidirectionnel vers un réseau bidirectionnel, abandonner le modèle d’une production centralisée vers une production décentralisée au plus près des centres de consommation, repenser le réseau en une multitude de mini-réseaux connectés ou isolés»…
Il s’agit aussi, selon ce cluster, de «remettre à plat la réglementation afin de l’adapter aux nouvelles exigences de modernité basées sur l’optimisation des moyens de production, de transport et de distribution, le raccordement et la connectivité de nouveaux éléments comme le véhicule électrique, l’intégration des moyens de stockage, etc. Cela doit se faire en mettant en place des mécanismes simples accompagnés de financements appropriés pour les investisseurs, qu’il s’agisse d’un ménage, d’un industriel ou mettant en place des mécanismes simples accompagnés de financements appropriés pour les investisseurs». Ce à quoi le ministre Chitour a déclaré y penser dans une récente déclaration à la Chaîne 3 de la Radio nationale. n
(Lire également entretien avec Boukhalfa Yaici, Directeur général du cluster Energie solaire)