La mission dépêchée par le ministère de la Santé à Ouargla, le 5 septembre dernier, pour voir de près la situation, n’a finalement pas élucidé le mystère concernant le décès de plusieurs personnes par piqure scorpionique en quelques jours seulement.

Selon le compte-rendu de l’enquête, les experts du ministère de la Santé affirment qu’il n’y a eu aucune négligence. « Tout a été donné à temps, malheureusement, la victime est arrivée trop tard », a affirmé le Dr Farida Aliane, chargée du programme de lutte contre l’envenimation scorpionique et membre de la commission chargée d’enquête sur les circonstances du décès de la doctorante Aïcha Aouissat et d’un enfant de 4 ans, piqués par un scorpion au mois d’août à Ouargla. Selon cette dernière, les victimes ont été bien prises en charge et le nécessaire a été fait à temps. Le personnel médical n’avait commis aucune faute ou négligence, assure-t-elle dans un entretien avec Reporters. On ne nie pas l’existence de failles tout comme dans le reste du pays, mais pour les deux cas, on a inspecté les prises en charge et elles sont impeccables, appuie-t-elle. Pour les familles des victimes et les habitants, en général, le manque de sérum et sa mauvaise qualité étaient la cause du décès. Les responsables du secteur au niveau local et national ont réfuté ces allégations liées à l’absence et à la mauvaise qualité de l’anticorps. D’ailleurs, cette affaire a déclenché une grande protestation populaire, le 15 septembre dernier, où les habitants du Sud ont pointé du doigt le secteur de la santé.G. C