Par Mohamed Touileb
Sur la ligne de départ de la CAN-2021, il y a 24 prétendants. Légitimement, tout le monde rêve de consécration au moment où l’Algérie vise à confirmer son couronnement pour la seconde édition de rang. Asseoir la suprématie n’est pas la plus mince des tâches en Afrique. C’est une terre atypique qui nous offre des scénarios fantasques et fantastiques. Le sélectionneur Djamel Belmadi sait que tout ne dépend pas de l’intrinsèque et ou du potentiel purement footballistique.
Mercredi, il s’était rendu au stade de Japoma pour superviser le duel entre la Côte d’Ivoire et la Guinée équatoriale. Revenant sur la contre-performance connue face à la Sierra Leone pour lancer la défense du titre, le driver de l’équipe nationale a estimé qu’il y a des paramètres «spécifiques» qui entourent ce tournoi continental. «Je pense que ce peuple tu ne peux pas le duper, il sait que son équipe se bat, on affronte beaucoup d’adversité, qui dépasse le cadre du terrain. On est visés à tous les niveaux, toute la journée en train de parler de nous»,
Pour lui, tous ces à-côtés, «c’est la rançon de la gloire. On assume ce statut-là. On est comme ça en première ligne. C’est une bonne expérience pour l’avenir». Équipe à battre ou à abattre, les deux formules sont valables. Prolonger le règne est une tâche qui n’est pas assurée au préalable. Dans la machine de l’ambition, le nul face à la Sierra Leone était une petite graine de sable.
Relancer le moteur de la conquête, les «Guerriers du Désert» en sont capables. Pour cela, il faudra l’emporter face aux Equato-guinéens afin de ne pas se retrouver en situation délicate lors de la dernière sortie contre les Éléphants. L’ambition est à matérialiser et le statut à défendre. Crânement et vaillamment.