Le procès tant attendu de Saïd Bouteflika, Atmane Tartag, Toufik Mediène et Louisa Hanoune s’est poursuivi hier. Les médias, interdits d’accès, ont approché à l’issue du premier jour des auditions Farouk Ksentini, membre du collectif de défense de l’ex-patron des renseignements, Toufik, pour des indications sur le déroulement du procès, dans lequel les mis en cause sont poursuivis pour les mêmes chefs d’inculpation, qui sont « atteinte à l’autorité de l’Armée» et «complot contre l’autorité de l’Etat».
Des déclarations, qui ont servi de matière aux médias interdits d’assister au procès, qui n’ont pas été appréciées par Youcef Taâzibt, cadre du Parti des travailleurs (PT). Ce dernier a été virulent avec Maître Ksentini, qui a donné des bribes d’indications d’un procès qui se déroulait loin des projecteurs. «Vous n’êtes pas l’avocat de Louisa Hanoune. Vous n’avez aucun droit de parler sur son cas», a écrit le député démissionnaire sur sa page Facebook. Ce dernier a qualifié les propos de l’avocat de «tronqués, tendancieux et vicieux». Taâzibt souligne que la secrétaire générale du PT comparaît devant le tribunal militaire, contrairement à ses co-accusés, pour ses «positions et activités politiques». Ce cas, à ses yeux, «ne peut être assimilé à celui des autres prévenus, invitant l’ex-président de la Commission nationale des droits de l’Homme à «se taire quant il s’agit du dossier de Louisa Hanoune qui dispose de dix avocats», soutient M. Taâzibt.n