Baptisée « Meharé », la quatrième étape du rallye, qui s’est déroulée, hier, était une promesse de beauté, de sport et surtout d’entraide. Une étape qui s’est effectuée en boucle à travers la région de Taghit sur une distance totale de 72 km, dont 55,43 km en spécial, où pas moins de 48 compétiteurs ont pris le départ de la course.

Les participants attendaient avec impatience l’aventure préparée par les dunes géantes de Taghit. Et pour sa 4e étape, ils ont été bien servis ! Comme d’habitude, le départ était à 8H. Les compétiteurs ont déjà dégonflé les pneus d’un kilo afin d’éviter l’ensablage. Posés au milieu d’un paysage fantastique, en parallèle aux dunes, ils attendent leur tour. Et voilà que le directeur de la course donne le coup d’envoi. Cette fois, les pilotes n’ont eu pour décor que du sable et un peu de piste. En effet, les dunes de Taghit du « Bécharois » vont des petites aux grandes et même aux très grandes avec de belles montées et de fantastiques descentes. Et les pilotes ont pour la plupart découvert des montagnes d’un autre genre.

L’entraide, l’une des valeurs du rallye

Impossible, en effet, de compter le nombre de voitures « tankées », c’est-à-dire prises au piège du sable. Dans le meilleur des cas, une pelle et un râteau suffisent à l’en sortir. Au pire, il faut appeler un véhicule à la rescousse pour se faire remorquer. Rencontré en pleine « tankée », un duo algérien de la course est l’un des premiers équipages à en faire l’expérience. En voulant gravir une dune, il s’est retrouvé bloqué sur un massif « d’herbe à chameau ». Une erreur de pilotage qui ne pardonne pas. Leurs roues patinent, impossible de redémarrer. Il s’en sortira finalement grâce à l’aide de deux concurrentes qui le tracteront. Déjà, le champion des dernières étapes, à savoir Allahoum Fodil et son coéquipier français, a fait un tonneau dans les dunes. L’incident s’est déroulé au moment où il a entamé sa deuxième boucle. Fort heureusement, sans gravité. Mais dans les dunes, la solidarité est de mise. En effet, dès son renversement, il a été aidé par des pilotes de Team Racing Laghouat et Allahoum a bel et bien fini cette 4e étape. « Même si on est en compétition, dans les dunes, il y a beaucoup d’entraide », commentera l’un des pilotes. Par ailleurs, pour les résultats préliminaires, la première place en catégorie auto a été remportée par un équipage français. Il s’agit du pilote Therry Bunnel. Concernant les autres catégories, elles n’ont pas été annoncées au moment où nous mettions sous presse.

Un décor à couper le souffle

Côté touristique, Taghit est coincé entre une rivière de palmeraie et une mer de sable. D’ailleurs, l’oasis de la Saoura a offert, hier, aux pilotes étrangers un panorama bariolé et subjuguant. Le vert de la palmeraie, le rose poussiéreux du ksar, la couleur orange des façades des nouvelles bâtisses et le mordoré des dunes fascinantes se côtoient comme par enchantement. Elle a, en effet, exhibé encore une fois ses atouts touristiques et toute la splendeur que Dame Nature lui a conféré. Côté géographique, cette bourgade tant connue par les nordistes est située à 93 km au sud-est de Béchar. Tous envoûtants, à couper le souffle, auxquels s’ajoutent la chaleur humaine et la générosité légendaire de ses habitants. Et comme nous sommes à la fin de l’année, Taghit ouvre ses portes aux nombreux touristes venus de partout, fuyant la grisaille, les embouteillages, le stress quotidien et la vie maussade. L’occasion s’offre à eux d’humer l’air pur et tonifiant aux pieds des majestueux palmiers d’une oasis ombragée située à l’ouest du grand erg occidental entre Béchar et Beni Abbès.
Boucle  « three », l’une  des plus dures « Sur les pas des Tamashq », ou  « sur les pas des Touregs » tel est le nom que porte l’étape d’aujourd’hui. Et en plus, l’étape d’aujourd’hui sera très « costaude » avec près de 209 km dont 202 en spécial. Cette belle étape réservera encore une fois des surprises car les pilotes vont rencontrer le djebel Mezarif, qui se présente d’abord sous la forme de majestueuses falaises longeant l’est du parcours avant de présenter un profil plus large et typiquement montagneux. La course débutera avec une liaison minuscule pour mener au départ du secteur sélectif. Là, ce sont les pistes sableuses du grand erg qui commenceront.