Un décor jaune, des dunes, des chemins caillouteux comme terrain de jeu et 493 km… C’est ce qu’ont vécu les concurrents du Challenge Sahari International lors des deuxième et troisième étapes de la compétition.

Pour sa 2e étape, la course s’est effectuée entre Tiout de Naâma et Taghit de Béchar sur une distance totale de 328,7 km. Pas moins de 92 pilotes ont pris le départ de la course. Les routes rocailleuses et du sable étaient le point de rendez-vous pour ces derniers. Le coup de starter a été donné au petit matin de vendredi dernier, au niveau d’une oasis située au milieu de grands rochers de grès rouge, situé dans la ville de Tiout pour rejoindre Taghit. Et comme d’habitude, c’est les « bikers » qui ont pris les premiers le départ, suivis des tout-terrains ainsi que des camions. Objectif, parcourir 328 km dont 92 km en spécial et surtout arriver à Taghit de Béchar, où se trouve des ksour mythiques entourés d’oasis féériques. En effet, cette journée a débuté par une grande liaison routière avant d’entamer le secteur sélectif. Les pilotes ont frôlé la frontière marocaine pour rejoindre la ligne de départ de la spécial. Après 232 km de « pur » goudron, ils ont enfin rejoint, vers 10 heures du matin, la ligne de départ de la « spécial ». Et il faut dire que les compétiteurs sont entrés dans le « bain » de la course. En effet, ils se sont lancés sur un parcours relativement difficile plein de routes caillouteuses. Il n’aura fallu que quelques minutes à de nombreux pilotes pour exploser un pneu et même s’enliser dans le sable. Déjà, lors de cette deuxième étape, la Protection civile a eu à évacuer
5 pilotes de moto et de quad. D’autre part, pour ce qui est des résultats réalisés, lors de cette étape, les Algériens ont raflé les premières places. Dans la catégorie auto, la première place du podium est revenue au pilote Allahoum Fodil, qui a déjà, gagné la première étape. En SSV, c’est le duo, Habib Sahlaoui-Abdelmadjid Mkhanat. En quad, c’est un jeune originaire de Laghouat, Saib Mohamed Islam. Pour ce qui concerne la moto, la place a été prise par un Italien, Paolo Cici.

Une troisième étape en boucle… Taghit-Taghit

Pas de répit pour les compétiteurs. A peine la deuxième étape terminée, voilà que les pilotes ont déjà le nez sur leur carte pour la troisième étape qui était en boucle sur 182 km dont 161 en spécial. Pour cette étape, qui s’est déroulée, hier, ils ont eu un terrain de jeu digne d’une carte postale. Au petit matin de cette journée, une petite lecture du Road Book était de mise et la remise à zéro du terratrip s’imposait. Et c’est bon, les compétiteurs étaient sur le point de départ. Pour cette étape, le feu vert est donné vers 7 heures du matin. Les participants n’ont pas lésiné sur la formule «joindre l’utile à l’agréable». En effet, ce parcours «hors-piste» a été encore fois une occasion propice pour les centaines de participants de découvrir encore plus la beauté du paysage et les potentialités touristiques et culturelles de cette région. Au moment où nous mettions sous presse, les résultats ne sont pas encore connus. Mais selon, les organisateurs, « le premier à avoir franchi la ligne d’arrivée en tout-terrain était Allahoum Fodil, le vainqueur des deux dernières étapes ».

Une quatrième, toujours en boucle

Pour l’étape d’aujourd’hui, le secteur sélectif sera court en distance mais riche en dunes du Grand Erg. Les challengers auront à courir sur une distance de 72 km dont 55,43 km en spécial. Cette boucle «numéro 2» porte le nom «Méharée» qui signifie, randonnée chamelière qui est utilisé pour des treks où le dromadaire est utilisé comme soutien logistique au groupe de marcheurs. Pour les détails du parcours, les pilotes auront à parcourir trois fois la boucle en question. Pour les organisateurs, «ces trois boucles vont mettre à l’épreuve les pilotes lors d’un parcours tracé dans les dunes et au pied de la plus haute dune du monde».n