Le ministre des Mines Mohamed Arkab s’est engagé auprès des responsables de Chloral à lever tous les obstacles administratifs et bancaires qui entravent les opérations d’extraction et d’exportation de l’entreprise, souligne un communiqué parvenus à la rédaction.
En effet, lors de sa visite samedi dernier sur le site industriel d’exploitation du sel à Biskra, le ministre des Mines a été informé par les responsables de Chloral que l’accès au financement des moyens logistiques pour exporter, ainsi que la lenteur des procédures administratives, demeurent des entraves à la réalisation de ses opérations d’exportation dans des délais et des coûts compétitifs.
Pourtant, l’entreprise privée spécialisé dans les mines de sel a soumissionné auprès des communes des pays importateurs de sel de déneigement en Europe, notamment la France, la Suède, la Finlande et la Norvège…et en Amérique du Nord, Québec, Toronto, Detroit et Chicago, où se situe son marché le plus important. Des contrats ont été signés pour l’exportation en 2021 de 1 500 000 tonnes de sel de déneigement et en pastilles. Des contrats qui nécessitent un engagement fort de l’Etat en termes de levée des entraves bureaucratiques, véritable fléau de l’économie algérienne.
D’autant plus qu’en termes d’investissement, selon les chiffres de la société privée dans le domaine minier, Chloral a investi sur 40 hectares à Biskra, en partie importante en fonds propres, dans trois unités de transformation inédites afin de réaliser ses objectifs de production pour les marchés domestique et international. Ces objectifs sont de produire 2 000 000 tonnes de sel de déneigement, 120 000 tonnes de sel alimentaire et 80 000 tonnes de sel en pastilles et produire, dans une deuxième phase, 200 000 tonnes d’hypochlorite de calcium (eau de javel) et 20 000 tonnes de soude caustique par an. L’exploitation de la carrière et les 3 unités de transformation devront générer 400 emplois directs et 1 200 indirects, faisant de l’entreprise Chloral un acteur important de l’emploi dans ces régions enclavées de cette partie du pays.
Mais depuis l’obtention, en 2014, le permis d’exploitation et la mise en valeur pour une durée de 20 ans renouvelable de la mine de Djebel El Maleh dans la wilaya de Biskra, Choral, faute de financements suffisants, a réussi à ce jour de réaliser les unités de traitement de sel de déneigement et l’unité de sel alimentaire, bientôt opérationnelle, mais l’unité de production de chlore et de soude est à seulement 20% de réalisation en l’attente de crédits d’investissements. La problématique qui se pose aujourd’hui, c’est que les projets de Chloral peuvent être bonifiés, à conditions de bénéficier des dispositifs existants, accéder au financement bancaire, et ne pas être handicapé par l’administration face à la concurrence mondiale qui, elle, bénéficie d’aides publiques à l’exportation notamment dans la logistique.
Des entraves qui sont d’autant plus incompréhensibles que cette ambitieuse société minière s’oriente vers l’export et ambitionne de devenir une des entreprises pourvoyeuses de devises pour le pays, au moment où l’Algérie connaît l’une des plus graves crises économiques de son histoire et une raréfaction de ses revenus énergétiques. <