En compagnie d’Amine Mazouzi, directeur général de Sonatrach, Fatma-Zohra Cherfi, secrétaire générale du ministère de l’Energie, était en visite hier à Hassi Messaoud pour le projet de la nouvelle raffinerie de pétrole. Cette unité sera d’une capacité prévue de 5 millions de tonnes/an de produits pétroliers et 120 900 tonnes/an de gaz naturel.

L’infrastructure produira plusieurs dérivés d’hydrocarbures, tels que le gasoil et l’essence (normal et super), ainsi que du gaz butane et propane, selon des responsable de Sonatrach. Le programme du ministère de l’Energie destiné à accroître la production nationale prévoit la réalisation de deux autres raffineries, à Tiaret et Biskra, pour porter les capacités de raffinages du pays à quelque 45 millions de tonnes/an à l’horizon 2021 au plus tard, selon Fatma-Zohra Cherfi. La secrétaire générale du ministère de l’Energie a annoncé pendant sa visite le renforcement du réseau de distribution de produits énergétiques de 300 stations à travers le pays, dans le but d’accroître les capacités de stockage à 30 jours. Elle a également fait état du renforcement de la part de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables, notamment le solaire, pour la situer autour de 27% à l’horizon 2035. Actuellement, la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables atteint les 400 mégawatts cumulés de plusieurs centrales installées dans 14 wilayas. Par ailleurs, Mme Cherfi a fait part du lancement, durant le premier trimestre 2017, d’appels d’offres, nationaux et internationaux pour la réalisation de centrales solaires pour une capacité de 4 000 mégawatts, avec condition pour l’investisseur de fabrication des panneaux solaires en Algérie. Pour sa part, le Directeur général du groupe Sonatrach, Amine Mazouzi, a révélé le lancement d’un large programme de l’entreprise de développer le raffinage et la pétrochimie, devant permettre à Sonatrach de se défaire de l’importation de carburants à l’horizon 2021. Concernant la production gazière, la société nationale se positionne au 7e rang mondial des exportateurs de gaz (gaz naturel et gaz naturel liquéfié) et au premier rang à l’échelle africaine, en plus d’occuper une place importante sur le marché européen en tant que troisième fournisseur hors UE, a assuré le directeur général de Sonatrach. Pour rappel, les objectifs du plan d’investissement de Sonatrach sur la période 2017-2021 sont estimés à 70 milliards de dollars, « pour lui permettre de consolider sa position sur le marché pétrolier et gazier mondial, et poursuivre la satisfaction des besoins intérieurs en produits énergétiques en hausse continue ces dernières années », a souligné Mazouzi.