Hier, au lendemain des propos supposés racistes du quatrième arbitre à l’encontre de Pierre Webo durant la rencontre PSG-Basaksehir, la presse européenne s’était insurgé. En Espagne, les médias parlent d’un «scandale» qui secoue le monde du football.
C’est une image qui va rester longtemps dans les mémoires. Mardi soir, au Parc des Princes, les joueurs de l’Instanbul Basaksehir et du PSG ont décidé de dire non. Un «non» aux propos racistes supposés du quatrième arbitre du match à l’encontre de Pierre Achille Webo, l’entraîneur-adjoint du club turc. Solidaires, Kylian Mbappé et ses coéquipiers ont décidé de suivre leurs adversaires en rentrant aux vestiaires. L’UEFA n’a pas eu le choix : le match a été reporté à hier (18h55). Et avec de nouveaux arbitres.

LE «CHOC»
Selon un sonore du match, traduit par un journaliste de l’AFP, le quatrième arbitre Sebastian Coltescu aurait prononcé la phrase suivante : «(C’est) le Noir ici. Va voir et identifie le. Ce gars, le Noir (negru en roumain, ndlr)». Au lendemain d’un fait qui va faire date, l’écho s’est propagé un peu partout en Europe. Du côté de l’Italie, par exemple, on parle d’un véritable «choc à Paris» dans les colonnes de La Gazzetta dello Sport. «Un arbitre présumé raciste, les équipes quittent le terrain», écrit de son côté le Corriere dello Sport. En Allemagne, le quotidien Bild parle de «match du scandale».
En Espagne, si l’humiliation du Barça face à la Juve (0-3) fait évidemment grand bruit, la scène du Parc des Princes est présente sur la plupart des Unes sportives. Pour Sport, un «scandale de racisme» a eu lieu à Paris mardi soir. De son côté, le quotidien madrilène AS y consacre tout simplement sa première page. Avec un titre symbolique : «Stop au racisme». Du côté de l’Angleterre, le prestigieux Times parle d’un «arbitre raciste» qui a causé «l’interruption d’un match» de Ligue des champions. «Un épisode de racisme et les équipes quittent le terrain à Paris», peut-on lire en Une de Metro. Un geste symbolique qui pourrait bien tout changer. Enfin.