Après un contrat de sponsoring établi en novembre dernier entre le club et « Serport », place au rachat désormais. Confrontée à un véritable crise économique due au blocage des comptes de l’ETRHB d’Ali Haddad, actionnaire majoritaire de la Société sportive par actions, l’USM Alger voit le bout du tunnel. La reprise, approuvée par le président de la Républqiue Abdelmadjid Tebboune, l’entreprise étatique spécialisée dans les services portuaires devrait permettre
aux « Rouge et Noir » de respirer et aborder les prochaines échéances avec des garanties et plus de sérénité.

La crise des résultats aiguë pointe le bout de son nez depuis quelque temps. Les « gars de Soustara » ne connaissent certainement pas leur meilleure passe sur le plan sportif. Des contre-performances qui restent des répercussions avérées des difficultés économiques que connait le team de la capitale. Un contexte qui aura plombé la campagne africaine en Ligue des Champions. Tournoi que les champions d’Algérie sortants ont quitté dès la phase de poules avec 2 petits points au compteur et zéro succès contre le Mamelodi Sundowns (Afrique du Sud), le Wydad Casablanca (Maroc) et le Petro Atlético (Angola).
Pour ne rien arranger, les Usmistes ont essuyé deux revers de suite en championnat. Un premier chez l’ES Sétif et un second lors de la réception, à huis clos, du CS Constantine. Dans ces deux duels, les « Unionistes » ont encaissé 3 buts dans chacune des rencontres (3-1 et 1-3 respectivement). Ainsi, ils ont prolongé la série de 4 matchs sans victoire dans lesquels leurs filets ont tremblé à 11 reprises épreuve continentale et challenge national réunis.

Rachat salvateur ?
Des résultats alarmants qui ont fragilisé Dziri Bilel, maître du board technique : « après avoir enchaîné quatre contre-performances, c’est sûr que je suis sous pression. Mais actuellement, je préfère rester concentré sur mon travail. On a défié tous les problèmes et ce n’est pas évident d’arracher 27 points, si on compte ceux qui nous ont été débités à cause de notre boycott du derby face au MCA, depuis l’entame de la saison », a reconnu le coach en estimant que « les deux dernières défaites concédées face à l’ESS et au CSC ne doivent pas nous décourager. On doit plutôt essayer de trouver les solutions pour redresser la barre et prouver ainsi que notre mauvaise passe n’est qu’un passage à vide qui peut arriver à n’importe quelle équipe au monde.»
En tout cas, avec l’arrivée de Serport aux affaires administratives de la formation algéroise, l’argent sera là pour regalvaniser les joueurs qui n’ont pas perçu de mensualités depuis un bon bout de temps. Pour rappel, en novembre dernier, une première tranche de 6 milliards de centimes, représentant le chèque de sponsoring du groupe « Serport », ainsi que 8 milliards de centimes octroyés par la Sonelgaz avaient servi à régler quelques arriérées salariaux des troupes.
Reste désormais à savoir quelle est la valeur réelle des parts que cède
l’ETRHB, détentrice de la majorité des actions estimées à 70% (certains disent qu’elles représentent 92%) de la SSPA/USMA et combien sera le pourcentage racheté de Serport? Des détails à venir dans les prochaines éditions. Ce qui est fort probable c’est que la gymnastique fiscale s’impose pour un « Ittihad » qui cumule une dette de 400 milliards de centimes. Rien que ça.