Coacher dans le football moderne n’est ni talent ni prétention. C’est tout un savoir et des connaissances. Limite une science. Rabah Madjer, qui croyait que son inspiration du talon suffisait, a été contraint de se raviser en se voyant… limoger. Le sélectionneur des « Verts » a retouché terre. Lui, qui prétendait pouvoir les emmener jusqu’au sommet.

Un troisième passage raté sur le banc duquel il ne pourrait pas sortir blanc comme neige. En sept mois, Madjer en a pris plein la gueule. Que ce soit dans les médias ou sur le rectangle de vérité, il a broyé du noir. Pourtant, il n’a pas cessé de se mentir et prétendre qu’il est l’homme de la situation. Au point de dire qu’il ne veut pas lâcher l’équipe nationale parce que sans lui elle sera au plus mal. Beaucoup de mauvaise foi, n’est-ce pas ?
Les prestations désastreuses et le jeu des « Fennecs » complètement décousu ont fait que le légendaire numéro 8 du FC Porto se prenne le pied dans le filet. Logique quand on commence à collectionner les défaites et les enfiler. Les perles, on en a eu avec lui en conférence de presse, podcasts ou entretiens télévisés. Pour ne pas pleurer sur notre chère sélection d’Algérie, Madjer nous a fait marrer. D’ailleurs, il était le seul à trouver du positif dans la défaite à annoncer la rencontre du Portugal comme une fête. Total délire à en perdre la tête. Et le match aussi. Avant de l’avoir joué.
En prenant les rênes de la barre technique d’ « El-Kahdra », l’inventeur de la talonnade avait remis toute sa réputation et son passé en jeu. Sans mesurer le danger et l’ampleur de la mise. Rabah risquait de tout perdre. Et c’est malheureusement le cas, même s’il a pu gagner quelques centaines de millions pour avoir failli à sa mission. Franchement, il aurait dû se contenter du rôle d’expert des plateaux et des émissions. Hélas, il n’y aura pas de retour en arrière pour lui, contrairement à l’EN qui a continué à régresser sous sa coupe. Elle a même bu la tasse, comme le prouve son rendement plus que jamais fadasse. Le sans-diplômes a plombé un peu plus encore les jambes et s’est accroché des deux mains à son poste. Cette fois, la FAF a dit stop même si le congédié a annoncé le déluge imminent. Pas de panique ! On s’est renseigné pour la météo et on nous a annoncé que le cataclysme a été évité. A défaut d’éclair de génie, on se contentera de cette éclaircie, présage de beaux jours, on l’espère. Adeus Madjer !