Même si « officiellement » le président de la Fédération algérienne de football Mohamed Raouraoua ne s’est pas fixé sur son avenir, la réunion du bureau fédéral d’hier au CTN de Sidi Moussa a démontré que la page est tournée au sein de l’instance fédérale.

Plusieurs chantiers ont été laissés en suspens en attendant l’élection d’un nouveau patron du football national, le 20 mars prochain, lors de l’Assemblée générale élective comme le prévoit la réglementation. A cet effet, le successeur de Raouraoua aura plusieurs tâches à accomplir dès son intronisation, et ce, pour remettre le football national sur rails après les déroutes de ces dernières années. Il ne s’agira pas seulement de l’Equipe nationale première, mais de tout un système footballistique qui se trouve actuellement dans le « coma ». Un retour à la case départ pour le sport roi alors que tous les indicateurs prévoyaient un avenir « radieux » pour cette discipline en Algérie surtout après les deux participations au mondial de 2010 et celui de 2014. Le nouveau patron de la FAF aura pour première mission de nommer les staffs techniques des différentes équipes nationales car les membres du BF ont hier prolongé d’un mois la nomination des sélectionneurs pour les équipes A et A’ et ce jusqu’à la tenue des élections de la FAF.
Une AGE où tout s’éclaircira, sauf que le prochain président de la FAF recevra un cadeau «empoisonné» de la part de l’actuel locataire de la bâtisse de Dély Ibrahim. Plusieurs changements devront être opérés dès l’installation du nouveau patron de la FAF dans les différentes sélections nationales, qui auront à compter essentiellement sur le produit local. Le prochain patron des Verts aura la pression de compter sur des effectifs locaux, mais également des techniciens du cru, sachant que plus de 1000 entraineurs possèdent le plus haut diplôme d’entraineur de football dans le pays. Un retour au « made in bladi » qui ne serait que bénéfique sur tous les plans. Le retour à la formation sera également le cheval de bataille du prochain président de l’instance fédérale surtout que cette pratique a démontré ses preuves avec comme exemple l’académie du Paradou AC qui depuis sa création, continue de produire les meilleurs « talents » pour les différents clubs. L’autre chantier sur lequel devrait se pencher le successeur de Mohamed Raouraoua est l’arbitrage dans les différentes divisions du football national (professionnel, amateur). En effet, après la démission de Belaid Lacarne de la tête de la commission d’arbitrage le 24 mai 2014, il faut admettre que l’arbitrage a connu sa pire époque depuis des décennies. Décisions incompréhensibles de la CFA, désignations « catastrophiques », gestion malencontreuse des matches et défaillance technique, tels sont les maitres-mots de la nouvelle commission d’arbitrage. L’installation d’une nouvelle structure des hommes en noir est une nécessité pour le nouveau patron de la FAF avec la mise en place de nouvelles têtes surtout après l’éviction de certaines figures, à l’instar des deux ex-arbitres internationaux, Djamel Haimoudi et Mohamed Bichari. Khelil Hammoum est prié de quitter les lieux pour laisser place aux compétences dans le monde des referees. Autre domaine, autre chantier. L’installation d’une Direction technique nationale forte et compétente est plus que primordial. En effet, l’actuelle DTN n’est pas représentative du niveau réel du football national et le manque flagrant de grands techniciens au sein de cette structure reflète son niveau. Le meilleur exemple est le Collège technique national, installé le 25 janvier 2016 au CTN de Sidi Moussa, qui ne s’est pas encore réuni durant toute une année comme fixé par les modalités d’organisation et de fonctionnement des fédérations sportives nationales ainsi que leur statut-type, qui prévoient au moins deux réunions semestrielles pour ce collège. D’ailleurs, les erreurs de casting dans la nomination des entraineurs nationaux en est la preuve de la défaillance de l’actuelle DTN. Le nouveau patron de la FAF devra mettre de l’ordre dans la « maison » FAF.