Flashback. A la même période de l’année, en 2020, le nombre officiel de contaminations, en Algérie, frôlait les 500 cas par jour, contre près de la moitié le mois d’avant. Une recrudescence qui avait déclenché une panoplie de mesures de la part du gouvernement de l’époque. C’était le 9 juillet 2020 que l’exécutif avait annoncé, entre autres, que la circulation automobile entre 29 wilayas était interdite. D’autres décisions avaient été prises à la même époque. L’ « ambiance » était plus au moins adéquate pour faire accepter aux citoyens ces restrictions. La peur et la mort régnait dans plusieurs régions du pays. Mieux encore, la demande de plus de « blocages », de la part de la population, était bien forte.

Une année après, ce n’est plus la même donne. De l’eau a coulé sous les ponts, et l’Algérie a vécu, depuis, de nombreuses « épreuves », dont l’impact est toujours d’actualité. Il ne faut pas oublier également (puisque le pays n’est pas une île séparée du monde, n’est-ce pas !) la situation épidémiologique qui a régné, et qui règne encore dans les autres régions.

C’est donc, encore une fois, la cote d’alerte. Le nombre de contaminations est maintenant proche des 1000 cas par jour. Ce n’est pas la même situation que l’année dernière, elle est pire. A cela il faut ajouter, la prolifération des variants qui n’existaient pas encore en 2020. Il faut surtout ajouter un autre paramètre qui était bien moins « fort » l’année dernière, celui de l’inconscience collective. Cette dernière vient mettre en avant ce qui devrait être la priorité de tout le monde, des gouvernants aux gouvernés, la citoyenneté, que certains voit encore comme un luxe, alors que c’est une nécessité absolue.

L’heure est de se concentrer pour essayer de s’en sortir indemne de cette période de pandémie dont les conséquences ont été énormes, et le seront, à cette allure, encore plus. L’impact n’épargnera personne.

Le nouveau gouvernement saura-t-il actionner une dynamique dans ce sens ? Une réponse positive est évidemment souhaitée par tous, mais comment ne pas en douter devant l’atmosphère asphyxiante dans laquelle se trouve l’Algérie !

D’ailleurs, ce n’est pas uniquement la responsabilité de l’exécutif.  Mais où sont toutes les dynamiques déclenchées au début du mouvement populaire du 22 février 2019 ?