Après l’emballement du nombre des cas de contamination au Covid-19 dans le pays, et plus particulièrement ces derniers jours, faisant grimper d’un cran celui des hospitalisations et des décès, un Conseil des ministres est convoqué pour aujourd’hui, dimanche, par le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune.

Par Hakim Ould Mohamed
«Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, Chef suprême des Forces Armées, ministre de la Défense nationale préside ce dimanche 25 juillet 2021 au siège de la Présidence de la République, une réunion du Conseil des ministres», lit-on dans un communiqué diffusé, hier, par les services de la Présidence. Le même communiqué précise que l’ordre du jour de cette réunion du Conseil des ministres porte essentiellement sur «l’installation officielle du Gouvernement par le Président de la République, un exposé de Monsieur le Premier ministre portant mesures d’aménagement des mesures sanitaires relatives au système de prévention contre la propagation du Covid-19, en sus d’un nombre d’exposés relatifs aux secteurs de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, du Commerce et de la Promotion des exportations, et du ministère des Ressources en Eau et de la Sécurité hydrique». C’est dire que toutes les urgences auxquelles est confrontées le nouvel Exécutif sont à l’ordre du jour, à commencer par la dégradation nette de la situation sanitaire dans le pays et l’impératif de mettre en place de nouvelles mesures à même d’endiguer l’évolution inquiétante de la pandémie. La réponse à cette poussée épidémique n’est évidemment pas simple à prendre, étant donné la situation financière des entreprises ainsi que le coût social de la pandémie provoqué par les mesures de l’été et automne de l’année précédente. Le gouvernement doit, en effet, slalomer entre plusieurs impératifs, dont la nécessité de freiner la propagation de la pandémie afin de limiter le nombre des hospitalisations et des décès, accélérer le rythme des campagnes de vaccination, préserver l’outil national de production et des emplois… Ce qui est certain, c’est que les médecins s’attendaient à ce rebond des contaminations étant donné le relâchement constaté dans le respect des mesures de distanciation sociale et l’arrivée des nouveaux variants sur le territoire national. La situation a même dépassé les prévisions des médecins et risque de virer au rouge si des mesures ne sont pas prises dans les plus brefs délais. Le Conseil des ministres, prévu aujourd’hui, dont c’est le premier pour le nouveau gouvernement, a sérieusement du pain sur la planche. Le président de le société algérienne d’immunologie, Kamel Djenouhat, a planté le décor, assurant, hier, tôt le matin, lors d’une intervention sur les ondes de la radio locale de Sétif, qu’au vu de le situation épidémique actuelle, d’importantes décisions seront prises et annoncées dans les prochaines heures par les plus hautes autorités de pays. Il a reconnu à la même occasion que les services sanitaires du pays n’ont pas suffisamment considéré la situation et ne se sont pas préparés à la troisième vague que connait le pays. Outre la poussée pandémique à laquelle des réponses radicales et efficaces doivent être apportées, la réunion du Conseil des ministres doit écouter un exposé du nouveau ministre des Ressources en eau, Karim Hasni, dans lequel des solutions sont suggérées au stress hydrique que traverse actuellement le pays. Il s’agit aussi de suggérer de nouvelles pistes de travail pour une gestion et une mobilisation efficientes des ressources hydriques. Un nouveau plan de travail s’avère nécessaire, notamment après les manifestations de rue qu’ont connues certaines régions du pays contre les pénuries d’eau potable. Pour ainsi dire, quelques semaines après sa désignation, le nouveau gouvernement se retrouve pris dans l’étau des urgences à la fois sanitaires, sociales et économiques dont il faut trouver des parades efficaces dans les meilleurs délais. <