Il n’a pas fallu beaucoup de temps après la reprise des activités, suspendues pendant plusieurs mois à cause du coronavirus, pour voir les installations de la Société nationale du transport ferroviaire (SNTF) subir plusieurs actes de vandalisme entraînant des perturbations sur les horaires des trains.
C’est ce qu’a déploré l’entreprise nationale hier dans un communiqué qui identifie les lignes qui ont subi le plus de préjudices. «La SNTF enregistre depuis la reprise des activités des trains voyageurs des perturbations sur les horaires des trains, notamment sur les lignes Alger-Thénia, Alger-El Affroun et Alger-Zéralda, causées principalement par des actes de malveillance et de vandalisme commis sur les installations de signalisation ferroviaire», a indiqué la SNTF, qui a ajouté que «ces actes de vandalisme concernent également le vol de câbles électriques et d’équipements posés tout au long de la voie, particulièrement dans les endroits isolés». La SNTF a souligné que «ces actes de malveillance causent des dérangements de signalisation qui obligent les conducteurs à réduire la vitesse du train à 30 km/H, afin de préserver la sécurité du train et de ses passagers, comme l’exige la réglementation», citant, à titre d’exemple, le nombre d’actes de malveillance commis sur les installations ferroviaires durant l’année 2020.
«Plus de 233 actes de malveillance, dont 25 sur les câbles électriques, 80 sur les appareils de voie et 52 sur les téléphones et les signaux, qui ont gravement impacté la marche des trains», a fait savoir la SNTF, qui a tenu à présenter ses «sincères excuses à sa clientèle pour les désagréments causés par ces perturbations tout en assurant qu’elle engage tous les moyens humains et matériels dont elle dispose pour prendre en charge ses perturbations et rétablir la situation».
La SNTF, pour rappel, a subi une perte colossale en termes de nombre de voyageurs depuis la suspension du transport ferroviaire, imposée par le confinement total en prévention contre la propagation du Coronavirus. «Le manque à gagner enregistré depuis le début de l’interruption des trafics, à savoir le 20 mars 2020, on continue à l’estimer jusqu’au 31 décembre, de 12 milliards de dinars. Une estimation qui a été faite sur les dépenses et les pertes enregistrées durant cette période, donc de mars jusqu’à la fin de l’année», a révélé Samir Guemmouri, directeur du transport des voyageurs auprès de la SNTF.