Prenant l’exemple sur les aventuriers européens qui parcourent le continent, à vélo, quatre jeunes cyclistes algériens, âgés entre 22 et 34 ans, ont pris la route, jeudi, à partir de la Grand-Poste, vers Tamanrasset.

Un périple qui représente, pour ces jeunes, membres du club VTT d’Alger, un défi sportif mais aussi une aventure qui leur permettra de découvrir de près certaines régions du pays. C’est ainsi qu’ils ont franchi, dans la matinée de jeudi, la ligne de départ «confectionnée» spécialement par leurs amis. Le groupe ne sera pas escorté par un staff de sécurité mais seulement par des amis jusqu’à Djelfa. A partir de là, ils seront livrés à eux-mêmes jusqu’à Tamanrasset. «C’est à partir de Djelfa que l’aventure commencera vraiment. Les wilayas seront plus espacées et nous serons obligés de passer la nuit à la belle étoile. Nous avons ramené avec nous tout le matériel de couchage qu’il faut», confie Imad Adaouri, 23 ans, dont la réparation de vélo est le métier. Un «bonus» pour le groupe. Ce dernier a décidé de faire une pause tous les 100 km. Ils rouleront le jour, d’après le concepteur de cette idée, Mahmoud Megharbi. «Nous pédalerons durant six ou sept heures par jour et nous nous arrêterons la nuit et pour faire du tourisme. Nous avons des amis dans toutes les wilayas que nous traverserons ; ils seront, en quelque sorte, nos guides», explique-t-il. Médéa est leur premier point d’escale. Ils comptent passer les nuits dans des auberges de jeunesse et à la belle étoile seulement quand ils n’auront pas le choix. Les intempéries, la neige et le froid ne semblent pas poser de problème pour ces jeunes très déterminés. «En vingt-cinq jours que durera ce périple, nous traverserons les quatre saisons. A commencer par la pluie puis, la neige et, à la fin, la chaleur qui fait la réputation du Sahara», relève Jingoo, 34 ans. Ils ne semblent pas non plus appréhender les risques qu’ils peuvent encourir sur la route et surtout en passant la nuit à la belle étoile. Jingo estime qu’il faudra mettre la peur de côté et ne se concentrer que sur les bons côtés de l’aventure. «Nous sommes conscients des risques mais cela ne nous fait pas peur. Nous serons très prudents, d’autant que nous ne passerons pas toutes les nuits dehors. Et sur l’autoroute, puisqu’il n’y a pas de bandes réservées aux cyclistes, nous circulerons sur la ligne jaune», souligne Lhadi Setouf, un étudiant de 22 ans. Une fois à Tamanrasset, ils effectueront un séjour de trois jours, le temps de visiter la région. Le retour vers la capitale se fera par bus.