Le nom du président américain John Fitzgerald Kennedy (JFK) restera toujours lié au moins à deux événements. L’un, morbide, celui de son assassinat à Dallas, en novembre 1963. L’autre est un extrait de son discours d’investiture, le 20 janvier 1961 : «Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays.» Des mots qui résonnent encore, près de soixante ans après.
Ali Kahlane est venu le rappeler dans l’entretien publié ce dimanche dans Reporters. En mettant en avant cette citation, le consultant en transformation et maturation numérique s’adresse essentiellement aux jeunes entrepreneurs algériens avides de réussir dans l’aventure des «start-ups», dont les perspectives s’annoncent prometteuses.
L’occasion de revenir sur l’origine de la citation «présidentielle». Si elle est liée depuis tout ce temps à JFK, l’histoire – quand elle est approfondie, retient surtout que l’auteur du discours est un certain Théodore Sorensen, qui était un proche conseiller et aussi la plume du Président Kennedy. Un nom peu connu et qui, d’ailleurs, a toujours refusé d’affirmer ouvertement qu’il en a été l’auteur, et cela jusqu’à son décès, il y a dix ans. Théodore Sorensen a été l’un des hommes de l’ombre de JFK et a ainsi toujours voulu rester dans cet «angle». Le pouvoir caché exercé par cette catégorie de personnes a été prouvé à travers l’histoire. Souvent, les parcours de plusieurs présidents, souverains et «grands hommes», ont été marqués par le travail de ces hommes de l’ombre. De la qualité de ces derniers dépendent les réalisateurs des autres. Sorensen a donc excellé dans la catégorie «pouvoir des mots», d’autres se distinguent ailleurs.
D’où l’importance de l’existence de ce genre de personnes dans l’édification et la consolidation des Etats. Les chantiers immenses sur lesquels se penchent actuellement le gouvernement ont besoin de «bouches» écoutées par les oreilles des responsables. La réussite ou l’échec des travaux en cours dépendent souvent des compétences de ces hommes de l’ombre, les conseillers.