L’écrivaine et journaliste algérienne, résidant au Caire, Nada Mahri, publiera cette semaine son nouveau roman intitulé «le Royaume des vœux » par la maison d’édition «Dar Fyhres » en Egypte. 

La couverture de ce roman de fiction fantastique, destiné aux jeunes, a été dessinée par l’artiste égyptienne Hanan Al-Kararaji, ce qui ajoute une touche esthétique à cette publication. Le roman se compose de dix-neuf chapitres et chaque chapitre porte sur une aventure étroitement liée au thème principal du roman, qui tourne autour d’une jeune fille de vingt ans qui mène une vie ordinaire, bien que son enfance soit pleine d’aventures fantastiques. A l’époque, personne ne croyait son histoire d’aventures secrètes au côté de son amie venue de ce royaume des étoiles, même ses parents, avec qui elle était complice. Mais le miracle est survenu le jour de sa remise de diplôme de l’université, où un violon en cristal lui est offert, un cadeau dont elle ignorait qui le lui avait envoyé. Elle découvre ensuite que ce présent appartenait à un clown se produisant dans un cirque, qui est parti à sa recherche à la demande d’un sage juge venu du royaume des vœux. Après l’avoir retrouvé, le clown l’a tout de suite emmenée chez le prince des mers, le «requin bleu», qu’elle pensait initialement être son ennemi et l’ennemi de son ami dauphin. Le requin bleu lui a annoncé que son amie d’enfance « l’étoile lumineuse» a été kidnappée le jour où elle a été couronnée reine des étoiles et transférée dans le monde parallèle par une diseuse de bonne aventure et qu’elle était la seule à pouvoir la sauver. Au cours de son voyage dans le monde parallèle à la recherche de son amie, l’héroïne explore la beauté des civilisations faites par l’homme à travers les âges et découvre les valeurs du courage, de l’audace mais aussi les sentiments de trahison et de déception. Dans sa quête pour sauver son amie fantastique, elle passe des tests dans ses amitiés et ses prises de décisions et éprouve pour la première fois des sentiments d’amour innocents.

« L’acte d’écrire est un acte de vie»
A propos de sa nouvelle expérience romanesque, Nada Mahri  nous a déclaré : « Je dirai que je n’ai pas choisi cette approche, mais elle m’a choisi. Mes débuts étaient dans la réflexion, la poésie et l’essai, puis je suis passée aux nouvelles. Mais écrire dans le domaine des histoires pour enfants s’est imposée à moi comme une urgence que je reportais toujours à plus tard.»  Elle poursuit : «Au fil des jours qui passaient, cette histoire me hantait de plus en plus, jusqu’au moment où je me suis lancée dans son écriture.» Elle rappelle que la première histoire qu’elle a écrite, c’était en Algérie, en 1996,  et que cette histoire était intitulée « Princesse des étoiles».  Elle considère que  cette première expérience marque son lancement dans le domaine de l’écriture pour enfants. Elle ajoute : «J’ai continué dans ce genre littéraire auquel j’attache beaucoup d’importance. J’ai ainsi commencé  à me documenter et à lire de la  littérature universelle afin d’élargir mes outils d’approches cognitives et humaines de l’acte d’écrire.» Selon l’écrivaine, «selon l’inspiration, on peut écrire sur tout. Sur l’amour, la guerre et la paix, les déceptions et les rêves, Et aussi sur les pensées, sur les visions et les miracles dont le cerveau se vante et surtout qu’il veut partager avec le lecteur». Elle nous expliquera dans le même contexte que « l’acte d’écrire est un acte de vie. Et la vie, c’est aussi un acte de cruauté et d’accomplissement en  affrontant les circonstances difficiles qui existent à l’intérieur et à l’extérieur du pays». Elle estime à ce propos que « les difficultés, les obstacles et les déceptions n’ont pas de nationalité, car les préoccupations humaines sont proches et on les retrouve quel que  soit l’endroit où l’on se trouve».
Vivant dans la capitale égyptienne depuis quelques années, Nada Mahri est l’une des journalistes militantes algériennes qui s’est fait remarquée par ses publications d’articles de presse dans les années 1990 et au début des années 2000. Elle est ensuite passée à l’écriture de poèmes et d’histoires pour enfants, puis elle a étendu son expérience pratique aux domaines de la recherche et de la gestion.
Elle a remporté durant son parcours littéraire de  nombreux prix et succès, dont  notamment le Prix de l’Institut arabe de la littérature, en 2009, et le Prix d’excellence dans la nouvelle du concours « Forum pour les femmes écrivaines méditerranéennes» à Marseille, en France. Son nouveau livre sera présent au Salon international du livre d’Alger à la prochaine édition en 2020, d’autant plus que ce genre littéraire, tel que nous confie l’auteure, est «en manque en Algérie».