Alors que les négociations se poursuivent en coulisses concernant une baisse des salaires, Nasser Al-Khelaïfi attend des joueurs du PSG «un effort» pour le club de la capitale, qui est lui aussi impacté par cette crise du coronavirus. En cette période où le football est mis sur pause, Nasser Al-Khelaïfi est mobilisé sur tous les fronts. En plus de siéger au comité exécutif de l’UEFA, où il représente l’association des clubs européens (ECA), le patron de beIN Media Group a par exemple été mandaté pour régler la question épineuse des droits-télé. Mais en parallèle, il doit ne pas oublier sa casquette de président du PSG, où se négocie actuellement une baisse des salaires des joueurs. Pour l’heure, elle n’est pas encore réglée, contrairement à d’autres clubs européens.
«Pertes colossales»
Dans un long entretien accordé à RMC Sport hier, «NAK» a ainsi tenu à adresser une piqûre de rappel à Neymar and co : «J’attends d’eux un effort pour leur club. Ils connaissent leurs responsabilités». Car oui, le PSG est lui aussi impacté de plein fouet par la crise du coronavirus. «Je ne vais pas vous révéler un secret en vous disant que notre masse salariale est d’un volume conséquent (ndlr : elle est estimée à 337 millions d’euros). En fin de saison, nous risquons de subir des pertes colossales», explique-t-il, confirmant que les collaborateurs du PSG «sont en chômage partiel, comme ceux de l’ensemble des clubs français».
«Croyez-moi, si l’on se place d’un strict point de vue financier, l’impact des événements actuels – et de toutes les incertitudes qui en découlent – est considérable pour un club comme le nôtre», assure Al-Khelaïfi. Récemment, le quotidien L’Equipe parlait de plus de 200 millions d’euros de perte pour le club parisien. En Europe, des clubs comme le Barça, la Juventus ou encore l’AS Rome ont d’ores et déjà annoncé un accord concernant une baisse des salaires de leurs joueurs.
Fabregas ne dirait pas non à entraîner le Real après sa carrière
Le temps du confinement se prête aux confidences pour certains. Pour Cesc Fabregas (32 ans) par exemple qui, sur Radio Cope, a affirmé ce week-end qu’il n’était pas contre l’idée de rejoindre un jour le Real Madrid. Formé au Barça, parti très jeune en Angleterre et revenu au club pendant trois ans (2011-2014), le milieu espagnol de Monaco (32 ans, 110 sélections) envisage de devenir entraîneur à la fin de sa carrière.
Et pourquoi pas diriger le rival madrilène ? «Il ne faut jamais dire : fontaine, je ne boirai pas de ton eau», a-t-il répondu, laissant la porte ouverte à toutes les possibilités. Cette saison, Fabregas a disputé 22 matches toutes compétitions confondues avec l’ASM. Il est sous contrat jusqu’en 2022.