La Commission nationale des fonctionnaires des services économiques de l’éducation (CFSEE) observera une grève du 9 au 13 septembre, indique le syndicat dans un communiqué. Un débrayage qui, s’il est maintenu, interviendra en pleine rentrée scolaire marquée cette année par l’épidémie de choléra qui affecte plusieurs régions du pays et qui a poussé le ministère de l’Education nationale à mettre en place un plan d’urgence

pour prévenir contre tout risque d’incursion de cette maladie dans les établissements scolaires. Le recours à la grève a été décidé comme ultime solution face à «l’atermoiement du ministère de tutelle quant aux revendications de la corporation restées sans suite», explique la CFSEE pour justifier sa démarche de contestation. La corporation des intendants, qui compte 17 000 adhérents, a opté pour le mouvement de débrayage parce que la «tutelle n’a pas donné suite à ses promesses de régler le statut de la corporation», poursuit le communiqué de la commission qui, faut-il le rappeler, est affiliée à l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef). Cette grève, d’une durée d’une semaine, sera renforcée par des sit-in de protestation devant les directions de wilaya de l’éducation du territoire national, et ce le 11 du mois courant. Pour rappel, les intendants réclament leur intégration dans la liste indiciaire des grades et le régime de rémunération des corps spécifiques de l’éducation, que le département de Nouria Benghebrit, avait publié en avril dernier, en application du décret présidentiel n°14-266 du 28 septembre 2014 modifiant et complétant le décret présidentiel n°07-304 du 29 septembre 2007, fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires du secteur de l’éducation. Ce corps «regrette également que le poste d’intendant reste accessible même à ceux qui ont abandonné leurs études supérieures, car, la tutelle exige le baccalauréat plus quatre semestres à la faculté». Le corps de l’intendance considère «qu’une licence universitaire doit être exigée pour ce type de fonction, en plus d’un concours d’accès et d’une formation d’une année».
La charte d’éthique et de stabilité signée fin 2015, elle appelle les syndicats du corps éducatif à faire preuve de disponibilité pour traiter les litiges en donnant la priorité à la résolution des problèmes à l’amiable.
Récemment, la ministre de l’Education a appelé ses partenaires à faire de l’éthique et de la déontologie du secteur de l’Education une réalité
sur le terrain, en remédiant aux pratiques non-éthiques dans l’objectif «d’atteindre les plus hauts standards de qualité de l’éducation au niveau international».M. K.