Par Selma Allane
Selon la cheffe régionale de la protection de l’enfance du Fonds des Nations unies pour l’enfance en Afrique de l’Ouest et du Centre, plus de 42 000 enfants ont été enrôlés dans des groupes armés entre 2005 et 2020. Entre 2005 et 2020, la région se classe au premier rang, le pire, en ce qui concerne le nombre de viols et autres formes de violence sexuelle commis contre des enfants. L’on dénombre plus de 8 000 violations», a précisé Karin Heissler
La responsable onusienne s’exprimait, mardi 23 novembre à Genève, lors d’une réunion d’information des Nations unies sur les violations commises contre les enfants dans les conflits armés. Elle a indiqué que l’Afrique de l’Ouest et du Centre se classent au deuxième rang mondial en termes d’enlèvements avec 4 800 cas, précisant que le nombre d’incidents est en hausse. «Et ce ne sont là que les cas que l’ONU a pu vérifier. Le nombre réel de violations graves est beaucoup plus élevé car beaucoup ne sont pas signalées», a-t-elle souligné. Les enfants, 282 millions, constituent la moitié de la population de l’Afrique centrale et de l’Ouest, a-t-elle noté.
Parmi les graves violations citées par Heissler figurent le recrutement, les meurtres et mutilations, les viols et autres violences sexuelles, les enlèvements, les attaques contre des écoles, des hôpitaux et le refus d’accès à l’aide humanitaire. Entre 2016 et 2020, les violations graves ont augmenté de 50%, a déclaré le responsable de l’Unicef. «Il y a eu une accélération tristement exponentielle de 35% en un an, entre 2019 et 2020, du nombre des violations graves contre les enfants», a-t-elle déclaré. En 2021, 10% des enfants vivant dans des zones de conflits inclus dans le rapport du Secrétaire général des Nations unies sur les enfants et les conflits armés ont besoin d’une aide humanitaire.