L’Algérie abritera, à partir du 14 avril prochain, et ce, pour une semaine, à Bouira, un grand exercice de simulation d’un séisme de forte intensité devant frapper des localités de la wilaya.

Cet exercice, dénommé «EU-Al Seimeex 2018», s’inscrit dans le cadre de la coopération entre l’Union européenne (UE) et la Direction générale de la Protection civile (DGPC), et verra la participation de la Protection civile algérienne et de ses homologues de Tunisie et de cinq autres pays européens.
Lors de sa présentation, jeudi dernier, dans une réunion préparatoire de cette manœuvre, le colonel Fouad Lalaoui, directeur de l’organisme et de la coordination des secours à la Protection civile, a indiqué que «le budget alloué à cet exercice est estimé à plus de 1 million d’euros». « Cette action est prise en charge financièrement par l’UE, qui procède chaque année à l’organisation de ce genre d’exercices à travers plusieurs pays», précisant que les pays européens concernés par cette manœuvre, première du genre en Algérie, sont la France, le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la Pologne. Le haut gradé a souligné que cet exercice permettra de «corriger les erreurs et d’éviter qu’elles ressurgissent à l’avenir et de tester les dispositifs et les capacités de chacun à réagir, de façon coordonnée, lors des catastrophes naturelles».
Interrogé sur le choix de la wilaya de Bouira pour abriter cette manœuvre, il a indiqué que cette wilaya répondait à «tous les critères exigés pour ce genre d’opérations», ajoutant que le séisme sera suivi d’une rupture de barrage, des effondrements avec risque de transport de matières dangereuses. «La wilaya de Bouira possède tous ces critères», a-t-il expliqué, précisant que les communes d’El-Asnam, Bechloul et Sour El-Ghozlane seront concernées par cet exercice de simulation.
M. Lalaoui a souligné à ce propos que sept sites ont été choisis pour cette manœuvre qui verra la participation d’experts et d’observateurs de 26 nationalités. Il y aura plus de 1 000 participants.
F. D.