Initiée par le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, une journée d’information qui coïncide avec la Journée internationale de la Protection civile
(1er mars) s’est déroulée dimanche matin dans le petit amphi du Secrétariat général de la wilaya et a ciblé tous les responsables des modules du plan Orsec ainsi que leurs adjoints.
En l’occurrence les directeurs de la Protection civile, de l’administration locale, de la direction de la règlementation et de l’administration générale, de la direction de la planification et du suivi budgétaire, le trésorier de la wilaya, de la santé et de la population, du commerce, de l’action sociale et de la solidarité, de l’habitat, des équipements publics, du transport, des ressources hydrauliques, de l’énergie, des travaux publics, des postes et des technologies de l’information, le représentant de la Gendarmerie nationale et le représentant de la Sûreté de wilaya . Encadrée par le capitaine Abderrahmane Hadj Amor, officier formateur au niveau de la direction de la Protection civile de la wilaya de Ghardaïa. La journée de formation a été segmentée en deux projections. La première s’est penchée sur le volet théorique de gestion des crises alors que la deuxième s’est attardée sur le volet pratique dans sa définition des différents modules du plan Orsec, conformément à la loi 04-20 du
25 /12/2004 , relative à la prévention des risques majeurs et la gestion des catastrophes dans le cadre du développement durable ainsi que le décret exécutif 19-59 fixant les modalités d’élaboration et de gestion des plans d’organisation des secours. Ouverte par Boualem Amrani, accompagné du nouveau secrétaire général de la wilaya, Hacène Lebbad, le wali de Ghardaïa, qui a rappelé les nouveaux risques induits par le monoxyde de carbone et les accidents de la route, a surtout mis en exergue l’importance d’être prêt à faire face à n’importe quelle catastrophe ou risque majeur, notamment les 10 risques classés par le gouvernement. En effet, l’article 2 de la loi 04-20 du 25 décembre 2004 relative à la prévention des risques majeurs et à la gestion des catastrophes, dans le cadre du développement durable, qualifie de risque majeur toute menace probable pour l’homme et son environnement pouvant survenir du fait d’aléas naturels exceptionnels
et/ou du fait d’activités humaines. Aux termes de l’article 10 de la loi précitée, les risques suivants constituent des risques majeurs auxquels notre pays peut être exposé, les séismes et risques géologiques, les inondations, les risques climatiques, les feux de forêt, les risques industriels et énergétiques, les risques portant sur la santé humaine, et autres portant sur la santé animale et végétale, les pollutions atmosphériques, les catastrophes diverses, entre autres les catastrophes dues à des regroupements humains. Prenant la parole, le directeur de wilaya de la Protection civile, le colonel Abdelbaki Ouatouati a rappelé un autre danger qui menace une catégorie de citoyens qui ont érigé des constructions sur des zones classées inondables et d’autres sur des parcelles de palmeraies incendiées, zones classées à risques. «Il y a urgence à intervenir par la force de la loi pour évacuer ces lieux présentant un danger latent et patent pour tout individu qui y élirait domicile», a alerté le colonel Ouatouati. Le wali a tout de suite donné instruction de faire un état des lieux et d’appliquer la loi dans toute sa rigueur. Après des débats fructueux, la journée a été clôturée par des recommandations allant dans le sens de la prévention et d’un enseignement des risques majeurs dans tous les cycles d’enseignement avec pour objectifs de fournir une information générale sur les risques majeurs, inculquer une formation sur les connaissances des aléas, des vulnérabilités et des moyens de prévention moderne, informer et préparer l’ensemble des dispositifs devant être mis en œuvre lors de la survenance des catastrophes, relever le niveau de qualification de spécialisation et d’expertise des institutions et des corps intervenant dans la prévention des risques majeurs et la gestion des catastrophes. Toute une méthodologie de travail qui doit être revue, à chaque étape, en fonction de la dangerosité de la menace.
O. Y.