Les demandes de brevets sont en hausse en ce début 2022 et devraient dépasser le chiffre enregistré en 2021. En effet, selon l’Institut national algérien de propriété industrielle (Inapi), pas moins de 112 demandes de brevet ont été déposées auprès de ses services au cours des trois premiers mois de 2022.

Synthèse Selma Allane
Son Directeur général, Abdelhafid Belmehdi, a précisé que «ce nombre représente presque la moitié des demandes déposées durant l’année 2021 et qui était de l’ordre de 254», ajoutant qu’il «ambitionne d’enregistrer jusqu’à 300 demandes de brevet d’ici la fin de l’année en cours». Abdelhafid Belmehdi s’exprimait à l’occasion d’une journée de sensibilisation sur la propriété industrielle au profit des jeunes porteurs de projet, organisée par l’Inapi, en coordination avec l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), sous le thème «la propriété intellectuelle et les jeunes : l’innovation pour un avenir meilleur». Il a fait savoir que «la moyenne des dépôts de demandes de brevet avoisinait les 100 demandes annuellement, il y a quatre à cinq ans». Il a estimé que ce qui est «plus intéressant», au-delà du nombre, «c’est la qualité des produits, sujets aux demandes, et de leur domaine d’activité». Il s’est également félicité que ces demandes n’émanent pas seulement d’universitaires, mais aussi de stagiaires dans les centres de formation professionnelle, dont le nombre est «important», encourageant les jeunes stagiaires du Centre d’excellence algéro-français de l’électricité et de l’énergie, Sbaât, de Rouiba (Alger-Est) présents à cet évènement, à protéger leurs projets.
A ce titre, le directeur de ce centre, Yazid Marghoub, a indiqué que 5 demandes de brevet ont été déposées par les stagiaires depuis son lancement en 2016, ajoutant qu’un centre d’appui à la technologie et à l’innovation a été installé au niveau de cet établissement en collaboration avec l’Inapi afin d’accompagner les stagiaires en matière de protection de leurs innovations. La représentante du ministère délégué auprès du Premier ministère, chargé de l’Economie, de la Connaissance et des Startups, Houda Baghli, a rappelé l’intérêt «particulier» que porte le département qu’elle représente à la propriété intellectuelle. Elle a cité, à l’occasion, les dispositifs mis en place par le ministère délégué, notamment la prise en charge des frais d’enregistrement des brevets au niveau national ou même à l’international grâce à une convention signée entre l’accélérateur de startups public Algeria Venture et l’Inapi. En plus d’un programme pour le financement du prototypage à travers les 39 incubateurs labellisés. La Directrice générale de l’Office des droits d’auteur et des droits voisins (ONDA), Nacera Hechaichia, a mis l’accent sur le rôle de l’office dans la protection des inventions allant en faveur de la culture», avec tout ce que cela englobe comme machines, logiciels et appareils «nécessaires» pour l’existence et le développement de l’industrie cinématographique ou celle de la musique. Elle a précisé que la protection des créations par l’ONDA couvre leurs propriétaires jusqu’à 50 ans après leur décès, soulignant qu’un travail «est en chantier» au niveau de l’ONDA pour aller au-delà de cette durée. n