Une session de formation de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel pour le réseau des experts des facilitateurs de l’Unesco en Afrique débutera aujourd’hui, à Alger, et s’étalera jusqu’au 13 du mois en cours, a annoncé, hier, Slimane Hachi, directeur du Centre régional d’Alger pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en Afrique, lors d’une conférence de presse qu’il a animée conjointement avec Susanne Schnüttgen, Chef d’unité à l’Unesco ainsi que Guillaumat Alonso, responsable du bureau hors siège de Dakar. Cette initiative, agencée par l’entité du patrimoine vivant du Secteur de la culture de l’Unesco, en collaboration avec le Centre régional pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en Afrique (Crespiaf), est organisée dans le but de renforcer le réseau mondial des facilitateurs de l’Unesco en Afrique et sera marquée par la participation d’une quarantaine d’experts internationaux dans le domaine. Slimane Hachi  souligne, lors de cette conférence, que cet atelier s’inscrit dans le cadre du programme global de renforcement des capacités pour la mise en œuvre effective de la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.  Il  précise à ce sujet que «pendant cinq jours, les nouveaux membres du réseau, accompagnés par des facilitateurs expérimentés, seront préparés à leur rôle de facilitateurs et familiarisés au matériel de formation, afin qu’ils puissent à leur tour fournir des services de formation et de conseil aux Etats et communautés». L’intervenant explique, qu’aujourd’hui, le réseau comprend 135 facilitateurs à travers le monde, dont 47 en Afrique, estimant qu’ «en incluant de nouveaux facilitateurs, cet atelier permettra non seulement de satisfaire la forte demande pour le renforcement des capacités en Afrique mais aussi de répondre aux défis rencontrés dans la mise en œuvre de la Convention dans la région».   Slimane Hachi détaille également que «les ateliers de cette année sont  spécialisés dans la thématique des plans et des mesures de sauvegarde. Pendant ces cinq jours, nous allons discuter de comment monter, élaborer, produire des plans, des mesures, des programmes de sauvegarde du patrimoine avec les communautés, les groupes, les individus, qui sont impliqués dans ce patrimoine». De son côté, Susanne Schnüttgen parlera de l’importance de préserver le patrimoine par le biais de ce programme. «Il est important de préserver la diversité culturelle dans le monde et, en Afrique aussi, comme une contribution au développement durable». Ajoutant dans le même contexte que  «l’Unesco a lancé ce programme en 2009 et en 2011, on a commencé à le mettre en œuvre. Aujourd’hui, on peut former le deuxième groupe de formateurs, car ce programme est beaucoup demandé par les pays qui veulent revoir la politique dans le domaine du patrimoine matériel et immatériel. D’autres veulent apprendre à faire les inventaires pour connaître le genre de patrimoine qu’ils possèdent ».  Selon  Suzanne Schnüttgen, «pour cet atelier, nous sommes contents d’avoir une vingtaine de facilitateurs, on va pouvoir aider plus de pays dans la mise en œuvre de cette convention pour la sauvegarde du patrimoine immatériel». Elle estime également : «Nous pouvons aider les communautés à devenir plus conscientes de leur patrimoine et de reprendre les activités pour qu’elles soient retransmises aux futures générations.» Pour sa part, Guillaumat Alonso a souligné les efforts  déployés par l’Unesco pour accompagner les communautés et les Etats africains pour sauvegarder leur patrimoine immatériel.