Première initiative d’envergure en faveur de la promotion du marché de l’art, le rendez-vous « Printemps des arts » est programmé du 5 au 12 mai par le ministère de la Culture. La rencontre réunira, durant une semaine au Palais de la culture Moufdi-Zakaria, plus d’une centaine d’artistes ainsi que des acheteurs potentiels d’œuvres d’art, des critiques, des galeristes ou encore des responsables de musée.

Les organisateurs ambitionnent à travers cette manifestation de mettre en relation les 136 peintres et sculpteurs sélectionnés avec des chefs d’entreprise privée – notamment membres du FCE – ou encore des responsables de structures publiques. «Nous avons adressé des invitations à des opérateurs économiques privés, des représentants d’entreprises étatiques, mais aussi des ambassadeurs. Le but est un peu de les sensibiliser sur la situation du marché de l’art», explique le comité d’organisation.
En effet, cette première édition du « Printemps des arts », dont la réussite a été présentée comme une étape «importante» par le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi, dont l’institution a entièrement financé cette première rencontre, « sera évaluée ». Le ministre a également mis en exergue que «le but n’est pas seulement d’exposer des toiles, mais c’est aussi de vendre des œuvres. Nous estimons que c’est le moment d’introduire un aspect commercial dans ce segment de la culture. Et cette année, nous prenons en charge la venue des artistes, mais lors de la prochaine édition notre contribution sera limitée, cela devra rester une opération purement commerciale ». Il a, par ailleurs, été annoncé qu’une journée d’étude sur la situation et l’avenir du marché algérien de l’art est prévue le 10 mai prochain, avec la participation de l’Office national des droits d’auteurs et droits voisins (ONDA) ainsi que des représentants des Douanes, afin d’aborder la problématique des règlements et lois régissant l’exportation et de la commercialisation des œuvres d’arts.
L’objectif de cette journée est, selon le ministre de la Culture, d’aboutir à l’issue des discussions «à des recommandations qui pourraient être retranscrites en textes de loi ou règlements. Les artistes ne doivent plus vivre et travailler dans le flou juridique. Cette démarche fait partie de notre volonté de réformer la gestion du paysage artistique». Quant aux artistes sélectionnés par le comité d’organisation – notamment composé d’artistes et de directeurs de musée – il s’agit d’une majorité de peintres et d’une vingtaine de sculpteurs, originaires pour la plupart du nord du pays.
Toutefois, il est à noter que le nombre de demandes à participation – pas plus de 150 – reste néanmoins relativement faible. Les organisateurs du rendez-vous ont pourtant prolongé le délai de dépôt de candidature d’une quinzaine de jours et le ministère de la Culture avait fait savoir qu’il prendrait à sa charge le transport des œuvres et l’hébergement des artistes.