Lors d’une rencontre du Club export du World Trade Center Algérie, tenue mercredi soir à Alger, le chef de cabinet du ministre du Commerce, Lyes Ferroukhi, a pu échanger avec plusieurs opérateurs activant ou voulant activer dans l’export de produits nationaux.

En réponse aux doléances de chefs d’entreprises privées, présents à cette rencontre, quant aux difficultés rencontrées pour l’accès aux aides du Fonds de promotion des exportations (FSPE), M. Ferroukhi a reconnu l’existence d’une certaine bureaucratie, qu’il explique par le fait qu’il s’agit de deniers publics, soumis donc à la comptabilité publique, «et pour y accéder, il faut constituer un dossier qui est un peu lourd».

À ce propos, il a fait savoir qu’une réflexion avait été engagée pour faciliter les procédures d’octroi des aides du FSPE, et ce, dans la mesure du possible et en conformité avec la réglementation régissant les deniers publics. «Nous allons revoir le mode de fonctionnement du FSPE», a-t-il déclaré. Les ressources de ce fonds, alimenté mensuellement à partir de la fiscalité ordinaire, ne sont exploitées qu’à hauteur de moins de 2%, a-t-il constaté. Le Fonds spécial pour la promotion des exportations, doté actuellement de 39 milliards de dinars, est «sous-exploité», a-t-il observé, «en raison de la faiblesse des activités d’exportation régulières et de problèmes bureaucratiques».
Le représentant du ministère du Commerce a, par ailleurs, indiqué que les ressources de ce fonds ont été abaissées, il y a trois ans, car peu exploitées. «Nous avions diminué les ressources du fonds en 2015, malgré cela, il reste un solde extraordinaire qui est sous-exploité», a-t-il révélé. Selon lui, cela s’expliquerait par la faiblesse des activités d’exportation des entreprises publiques et privées relevant des secteurs industriels hors hydrocarbures. Toujours en matière d’opérations d’exportation, M. Ferroukhi a pointé du doigt les dispositions régissant le contrôle des changes «qui mettent un peu les exportateurs dans une position délicate et peu encourageante». «Nous allons certainement dégager des solutions qui iront dans l’intérêt des producteurs et exportateurs algériens. Nous avons toute une batterie de mesures notamment avec la Banque d’Algérie pour apporter les petits réglages et mises à jour sur les seuils, les montants et autres caractéristique relevant de la réglementation des changes», dira-t-il. Le même intervenant a relevé qu’actuellement, quelque 300 entreprises réalisent des exportations hors hydrocarbures de façon régulière.
Rappelons que le FSPE accorde ses aides financières uniquement aux exportateurs qui réalisent un chiffre d`affaires à l`export ne dépassant pas les 10 millions de dollars et ce, dans le but d`orienter davantage ces aides vers les entreprises peu expérimentées dans l`activité d`exportation. Demeurant toujours marginales, les exportations hors hydrocarbures ne représentent que 5% des exportations globales du pays, s’établissant à moins de 2 milliards de dollars annuellement.
R. E.