La Commission économique pour l’Afrique (CEA), l’une des cinq commissions régionales du Conseil économique et social de l’ONU (Ecosoc), a salué, lors d’une réunion, les progrès réalisés en Algérie en matière de promotion de l’emploi des jeunes et des femmes.

En Algérie, les efforts de création d’emplois pour les jeunes et les femmes ont été systématiques et ont conduit à l’adoption d’un plan national d’emplois formulé, il y a de cela plusieurs années. La formule semble porter ses fruits, à en juger le travail accompli jusqu’ici. Et la CEA apprécie. Intervenant lors de la 33e réunion du Comité intergouvernemental d’experts (CIE), relevant de la CEA, et consacrée au système des statistiques et aux questions de développement dans les pays de l’Afrique du Nord, Mme Amal Nagah Elbeshbishi, une experte de cette commission de l’ONU, a en effet mis en exergue les efforts de l’Algérie pour « l’épanouissement des jeunes et des femmes », évoquant, dans ce sens, la mise en place de dispositifs d’emploi en faveur de ces deux franges de la société. L’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej) est devenue ainsi une force motrice dans le domaine de l’emploi et de l’insertion professionnelle. Mme Amal Nagah Elbeshbishi, s’est attardée sur la pertinence de cet organisme vieux de plus de trente ans, soulignant que les dispositifs d’emplois, telle l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes, auxquels l’Algérie a alloué des « budgets colossaux », ont contribué à « réduire considérablement » le taux de chômage dans le pays. Celui-ci se situait autour de 30% au début des années 2000.
Il a baissé aujourd’hui à 11%. Elle a aussi relevé l’égalité des salaires hommes-femmes et la décision de hausser le quota des femmes au sein du Parlement et des autres assemblées élues (APC, APW) afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans la vie politique du pays. Mme Elbeshbishi a également cité les efforts de l’Algérie pour mettre fin à la violence à l’encontre des femmes tant dans le milieu social que professionnel. Elle a rappelé, dans ce sens, l’introduction dans le code pénal des dispositions de protection des femmes contre la violence. Dans son intervention, cette experte de l’ONU a aussi abordé les politiques des autres pays de l’Afrique du Nord en matière de promotion d’emploi et d’épanouissement de la femme. Selon elle, les progrès enregistrés diffèrent d’un pays à un autre et dépendent des moyens et de la volonté politique. Initiée par le Bureau de la CEA de l’ONU en Afrique du Nord, cette réunion représente une occasion pour les experts et représentants des pays nord africains d’échanger sur les besoins de la région en matière de production de statistiques de qualité, de partager leur expérience avec d’autres experts et d’aborder également les questions de développement de cette sous-région de l’Afrique. Cette rencontre s’est tenue avec la participation de représentants de haut niveau des gouvernements et des institutions nationales des statistiques des pays concernés (Algérie, Tunisie, Maroc, Mauritanie, Libye, Egypte, Soudan). Les recommandations formulées lors de cette rencontre seront soumises à l’appréciation de la conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique de la CEA dans la perspective de leur mise en œuvre. Il est bon de savoir que la Commission économique pour l’Afrique est l’une des cinq commissions régionales du Conseil économique et social de l’ONU (Ecosoc). Son Bureau en Afrique du Nord a pour mission de soutenir le développement des sept pays de la sous-région en les aidant à formuler et à mettre en œuvre les politiques et les programmes susceptibles de contribuer à leur transformation économique et sociale, en se basant en particulier sur deux thématiques principales : l’intégration régionale en Afrique du Nord et les problématiques liées aux compétences, à l’emploi et au développement équitable dans la région.