Par Nadir Kadi
Le ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, Benattou Ziane, a précisé hier que le projet «Solar 1000 MW» de production d’énergie électrique photovoltaïque devrait produire «dans un premier temps» près de 2200 gigawattheure (GWh).
Le responsable, qui intervenait lors de l’ouverture, à Laghouat, de la «journée d’information sur la promotion du contenu local», a par ailleurs annoncé que la mise en œuvre du projet se fera avec un «taux de contenu local de pas moins de 30%». Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, a par ailleurs appelé les entreprises locales, publiques et privées, à participer activement à ce projet, en soulignant la disponibilité de tous les moyens nécessaires à l’installation de centrales photovoltaïques en Algérie, «généralement de fabrication locale».
La rencontre, organisée moins d’un mois avant la date d’ouverture des plis des offres pour la réalisation des 1000 MW de la première étape du programme d’action du gouvernement dans le domaine, a été l’occasion pour le ministre de rappeler la signature en avril 2021 d’un mémorandum d’entente entre les ministères de l’Industrie et de la Transition énergétique sur la «rationalisation de la consommation de l’énergie dans le secteur industriel», tout en mettant en avant le double objectif «environnemental et économique» au projet «Solar 1000 MW».
Ainsi, concernant l’intérêt environnemental, Benattou Ziane fait notamment savoir que la finalisation du chantier et l’entrée en production du parc sera à même de placer l’Algérie «dans une position mondiale très avancée en matière de respect des engagements internationaux liés à la question des changements climatiques».
Quant à l’aspect plus «économique», mais aussi social derrière cette volonté de mettre en oeuvre une «transition» énergétique «adaptée aux spécificités nationales», le ministre explique notamment que la préservation des ressources énergétiques fossiles permettra la sauvegarde de «550 millions de m3 de gaz naturel/an». Ce qui représenterait en termes d’évaluation financière une économie minimum de «100 millions de dollars» sur une même période. Dans cette logique, ce projet «ambitieux» à même de «promouvoir, de développer et de diversifier le développement économique durable et intégré, associant dimensions locale et sociale dans la relance de l’économie nationale, hors hydrocarbures», argumente le ministre, devrait également être une source d’emplois. Ainsi, il est annoncé que la première étape de ce projet permettra de créer «jusqu’à 5 000 emplois directs».
Projet de «centrale solaire» qui devrait donner lieu à un «contrat d’achat-vente de l’électricité» d’une durée de 25 ans, a fait savoir le ministre sans plus de détails. L’ambition des autorités serait également de lancer une nouvelle filière économique spécialisée. M. Ziane notant en ce sens que les services de son département ministériel, qui avaient participé au premier appel d’offres à investisseurs, ont exigé «un taux de 30% de contenu local» ; l’Algérie disposerait, par ailleurs, d’un potentiel «industriel et humain» lui permettant de devenir leader dans le domaine de fabrication des panneaux photovoltaïques et d’augmenter ainsi ses capacités de production dans ce domaine. En ce sens, le ministre Benattou Ziane a appelé, selon l’APS, «à la conjugaison des efforts pour insuffler une dynamique permettant d’asseoir une industrie locale et de relever les défis qui se posent au secteur des énergies renouvelables afin de prendre en charge les préoccupations des opérateurs industriels et de créer un environnement favorable à l’investissement». Ajoutant plus loin qu’il s’agissait de mettre en place des mécanismes et de réunir les conditions idoines permettant de mettre à niveau les ressources humaines du secteur au travers de la formation et de la recherche appliquée.