Le parti de Talaie El Hourriyet a rendu public un communiqué dans lequel il fait part de son appréciation du projet de révision constitutionnelle, dont l’avant-projet sera débattu la semaine prochaine au niveau de l’APN.
A propos de la date de la tenue du référendum, le parti dit exprimer des «réserves sur le choix de cette date historique qui devrait continuer à évoquer la Déclaration du 1er Novembre, patrimoine mémoriel de tous les Algériens, à l’exclusion de tout autre document politique quelle que soit son importance».
Rappelant avoir œuvré pour la révision constitutionnelle comme «une étape incontournable de rupture et de changement pour poser les fondations d’une république citoyenne et d’un Etat de droit», la même formation politique a relevé avoir adressé à la Présidence de la République le 29 juin 2020, dans un mémorandum, ses vues sur la première mouture de la révision constitutionnelle et qu’il attend, à présent, de prendre connaissance de l’avant-projet final pour se prononcer sur son contenu.
Le parti note, dans le même registre, que l’avant-projet de révision de la Constitution «n’a pas été soumis à un large débat et que l’annonce, prématurée, de la date du référendum laisse à penser que la deuxième mouture de la Constitution ne sera pas soumise à ceux qui ont émis des observations et des propositions à la première mouture, contrairement à ce qui était attendu».
C’est la raison pour laquelle le parti considère que «le projet de révision de la Constitution n’est pas encore mature et qu’il ne saurait être promu au rang de projet consensuel pour bâtir l’Algérie Nouvelle».
Dans le volet économique, Talaie El Hourriyet a fait part de son «inquiétude» de l’érosion des réserves de change ainsi que l’inquiétant déficit budgétaire pour l’année 2020 et considère que «seul un plan national d’urgence économique lancé sans délai pourrait enclencher un redressement efficace de la situation». Un plan d’urgence qui résoudrait en premier lieu les problèmes récurrents auxquels fait face le citoyen dans son quotidien, tels l’érosion continue de son pouvoir d’achat, l’alimentation en eau, l’accès aux soins, l’absence et/ou l’insuffisance de liquidités aux points de retraits, la création d’emplois…
Il se félicite, par ailleurs, de la tenue de la Conférence nationale sur le plan de relance économique qu’il avait appelé de ses vœux à travers son communiqué du mois de juin 2020, un rendez-vous qui «aurait pu être ouvert à une participation plus large d’acteurs politiques et économiques nationaux et qui auraient pu aboutir, après évaluation de la situation, à des recommandations pouvant poser les bases réelles d’une diversification économique efficiente».
Le parti dit également prendre note de «la prise de conscience des autorités publiques de l’impératif d’une prise en charge immédiate du problème de la bande passante internet, condition nécessaire pour le développement d’une numérisation tant attendue et le lancement d’une économie numérique source de création de richesses».
Au plan organique, les dates des 9 et 10 octobre prochain ont été retenues pour la tenue du 1er congrès du parti qui aura comme ordre du jour principal, l’élection du président du parti, poste vacant depuis le retrait de la direction du parti de l’ancien chef du gouvernement et candidat à l’élection présidentielle 2019, Ali Benflis. n