Le FFS a rendu hommage, hier, aux étudiants qui ont rejoint le FLN de la guerre de libération le 19 mai 1956. Le parti a saisi cette occasion historique pour rendre hommage aux luttes que les étudiants algériens – «précurseurs des luttes pacifiques pour le changement»- ont menées après l’Indépendance. «Les événements du Printemps berbère 1980, d’Octobre 1988, d’avril 2001 et l’enclenchement de la formidable révolution populaire du 22 Février 2019 évoquent historiquement l’apport décisif de cette jeunesse dans la lutte sans répit du peuple algérien pour recouvrer ses droits spoliés, reconquérir son identité malmenée et fonder un Etat libre, démocratique et social», déclare-t-il dans un communiqué.
Dans ce document, le FFS fait un long réquisitoire des pratiques politiques passées et présentes du système au pouvoir dans le pays. Il ne manque surtout pas de rappeler également ses positions dans la conjoncture actuelle et se déclare, par exemple, peu convaincu par le projet de révision constitutionnelle avancé par le président de la République. Il «considère que la révision de la Constitution en dehors d’un véritable processus constituant ne fera qu’aggraver la crise politique nationale».
«L’heure est venue pour que la volonté politique respecte les aspirations populaires», ajoute-t-il, en rappelant son attachement à sa traditionnelle revendication d’une Constituante, ouvrant la voie à une «deuxième République articulée sur la légitimité populaire et les principes universels de démocratie et de respect des droits de l’homme».
Le «Front», pour qui l’avènement d’une deuxième République est une revendication des Algériens, «réitère l’urgence d’un dialogue responsable sincère et inclusif, véritable rempart contre l’effondrement de l’Etat, exposé à des défis existentiel, sécuritaire, politique, économique et social». Il rappelle «la nécessité impérative et urgente de prendre des mesures d’apaisement et de détente, pour créer un climat favorable à ce dialogue».