Le chef d’état-major de l’ANP, le général de corps d’Armée Saïd Chanegriha, était hier à Oran, où il a procédé à l’installation du nouveau Commandant de la 2e Région militaire avant de réitérer solennellement l’appui de l’institution militaire au référendum prévu le 1er novembre prochain.

Hier, samedi, le général-major Hadj Laaroussi Djamel a été installé dans ses fonctions de Commandant de la 2e Région militaire, en remplacement du défunt général-major Souab Meftah, selon un communiqué du ministère de la Défense nationale.
Après la signature du procès-verbal de passation de pouvoir, M. Chanegriha a, selon le communiqué du ministère de la Défense nationale, tenu une rencontre avec le Commandement, les cadres et les personnels de la Région au cours de laquelle il a prononcé une «allocution d’orientation» par laquelle il a évoqué «le programme de préparation des forces armées pour la nouvelle année 2020-2021» et l’évaluation de celui de l’exercice précédent 2019/20.
«Je tiens à souligner, alors que nous nous apprêtons à entamer le programme de préparations des forces armées pour la nouvelle année 2020/21, la nécessité de procéder à une évaluation correcte et objective des travaux inhérents qui ont été réalisés lors de l’exécution du programme de préparation au combat de l’année précédente 2019/20, ainsi que sur le souci d’exécuter de manière globale le contenu de la directive de préparation des forces pour l’année 2020/21», a affirmé le chef d’état-major de l’ANP.
Dans son intervention, diffusée par visioconférence à travers toutes les unités de la Région, M. Chanegriha n’a pas manqué d’aborder la question politique de la révision constitutionnelle et d’exprimer à nouveau le soutien de l’institution militaire au projet qui sera soumis à référendum populaire le 1er novembre prochain.
Comme en juin dernier, alors qu’il occupait encore son poste par intérim et pour lequel il a été confirmé début juillet à la veille de la fête nationale de l’Indépendance, le chef d’état-major de l’ANP a, dans sa prise de parole, valorisé le contenu de cette révision. En effet, il a déclaré que l’opération référendaire prévue dans un peu plus d’un mois est une «étape cruciale dans le processus visant à tracer les repères du nouvel Etat algérien comme l’a promis Monsieur le Président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, lors de sa campagne électorale».
Pour M. Chanegriha, le référendum prévu le 1er novembre prochain vise à répondre aux aspirations du mouvement populaire du «22 février», le Hirak, qu’il n’a pas nommé, mais auquel il a fait clairement allusion. La consultation populaire du 1er novembre prochain, a-t-il bien sûr dit, vise à «concrétiser les attentes légitimes des générations de l’Indépendance, qui ont exprimé en toute spontanéité et avec une clarté totale leurs espoirs de bâtir une Algérie nouvelle, Etat de droit, érigée sur de solides fondements, dont la justice, l’équité et l’égalité des chances entres les enfants de la même patrie…»
En ce qui concerne le soutien au référendum, l’Armée sera en première ligne, a indiqué le chef d’état-major de l’ANP. «Le Haut-commandement de l’Armée nationale populaire, a-t-il assuré, fournira tous les efforts nécessaires afin de faire de cette étape cruciale une totale réussite, en soutenant entièrement les démarches des institutions de l’Etat, visant à atteindre de nouveau la renaissance et le progrès de l’Algérie, grâce aux plus dévoués et intègres parmi ses fils, en particulier les jeunes qui sont l’atout de la nation, en tout temps». «Ces jeunes, en qui nous percevons un présage de bon augure pour le présent et le futur du pays, seront à la hauteur de la lourde responsabilité et des défis rencontrés, et suivront les pas de leurs valeureux ancêtres, qui ont sacrifié ce qu’ils avaient de plus cher pour la gloire de l’Algérie», a ajouté M. Chanegriha, soulignant que l’Armée sera également totalement mobilisée pour la sécurisation du rendez-vous du 1er novembre 2020.
«J’ai donné des instructions strictes à l’ensemble des composantes de l’Armée nationale populaire et des services de sécurité, sur la nécessité de faire preuve des plus hauts degrés de vigilance et de disponibilité, et de veiller à la sécurisation globale et totale de ce référendum», a-t-il précisé. Il s’agit, a-t-il souligné, de «permettre aux citoyens, à travers tout le pays, d’accomplir leur droit et devoir électoral dans un climat de sérénité et de quiétude, et ce, dans le cadre de l’immense responsabilité nationale que nous nous enorgueillissons d’assumer, afin de préserver la sécurité et la stabilité de notre pays, qui mérite que nous le défendions aujourd’hui et chaque jour, en toutes circonstances, quelles qu’en soient les sacrifices». <