Par Bouzid Chalabi
Si dans la loi de finances de l’exercice actuel, il est introduit un article portant révision de la politique de subventions publiques à travers un mécanisme national, il n’en demeure pas moins que les contours de cette réforme ne sont pas définis. A ce propos, c’est le président de l’Assemblée populaire nationale, Brahim Boughali, qui vient d’apporter quelques éléments d’information sur le mécanisme le mieux approprié.
C’était lors de son intervention à l’occasion d’une journée parlementaire, organisée par le par le Front El Moustakbel au siège de l’APN sous le thème «Accompagnement par le Parlement de la politique de réforme de l’aide sociale» et «de l’aide généralisée à l’aide adaptée», en présence des ministres du Commerce et de la Promotion des exportations, de la Transition énergétique et des Energies renouvelables et du représentant du Premier ministre. Le Président de l’APN déclarant tout de go «la nécessité de revoir les mécanismes d’aide pour en faire bénéficier ceux qui en ont vraiment besoin», soulignant le caractère «sensible» du dossier dont l’aboutissement exige la réunion des conditions idoines. Pour être plus explicite, il a précisé que «le mode d’aide généralisée doit désormais répondre à une série de critères et de normes objectives par souci d’équité dans la distribution et de cohésion sociale, d’où l’importance de revoir les mécanismes d’aide en vue d’en faire profiter ceux qui en ont vraiment besoin, l’aide reposant essentiellement sur l’équilibre social et la réduction des disparités sociales». Poursuivant en ce sens : «Il s’agit de mécanismes à même de renforcer concrètement le caractère social de l’Etat». Soulignant dans ce même ordre d’idées qu’il s’agit «d’un dossier sensible dont l’aboutissement exige la réunion de toutes les conditions idoines». Parmi les principales conditions, le président de l’APN a cité la numérisation des éléments définissant les revenus des familles et l’élaboration, voire la mise au point du fichier national pour conférer à l’opération de davantage de «transparence». Sur l’accompagnement par le Parlement à cet effort de fixer les contours du mécanisme à adopter, Boughali a déclaré : «Nous partageons la vision du Gouvernement, la société civile, les partis, les syndicats et les organisations.» Ajoutant : «Nous sommes également d’accord que la subvention doit être orientée vers ceux qui la méritent.» C’est injuste de l’octroyer à tout le monde, a-t-il déploré, précisant que le débat porte sur la méthode garantissant la concrétisation de cette démarche. «Cette question fera l’objet de débat et de dialogue lors d’une journée parlementaire qui sera animée par des conférenciers et des spécialistes», a-t-il indiqué. Soulignant enfin qu’une «société forte est une société unie», Boughali a enfin indiqué que la «justice sociale constitue le socle de cette société» et que «l’initiative de rassemblement» initiée par le Président de la République «vient en renfort à ce principe authentique de notre peuple vaillant». n