En débat à l’Assemblée nationale, le projet de loi télécoms connaît 19 amendements portant sur la forme, soumis hier au bureau de l’APN par la commission des transports et des télécommunications. Les amendements examinés par l’APN

sous la présidence du vice-président Mohamed Messaoudja le seront avec les représentants de leurs auteurs avant la séance de vote du projet de loi qui est prévue pour lundi prochain, 18 décembre. C’est moins que les 56 proposés par la même commission, mais il n’en demeure pas moins que le secteur des technologies de l’information et de la communication se devait de faire une cure de jouvence vu que l’actuelle loi qui le régit remonte à 2000. Depuis cette date, beaucoup d’évolutions technologiques et de nouvelles tendances de marché ont caractérisé le numérique, y compris en Algérie, qui, jusque-là, a beaucoup plus été un marché de consommation.

 

D’ailleurs, le pays devrait compter l’une de ses toutes premières fermes de serveurs pour l’hébergement de sites, et sur ce point, pour reprendre la ministre de la Poste et des TIC, Mme Feraoun, lors des débats au cours de la semaine, le Conseil des participations de l’Etat (CPE) a donné son feu vert à Algérie Télécom pour la construction d’un data-center (centre de données) avec un opérateur chinois qu’abritera la ville de Lakhdaria, à Bouira. Il ne servira pas uniquement à héberger des sites algériens ou des données produites sur le sol national, Mme Feraoun veut qu’il soit utilisé par les géants du Web, qui pourraient être « intéressés par ce centre de données pour héberger leurs données en Algérie, vu le faible coût de l’énergie et de la main-d’œuvre ». C’est de bon augure pour le secteur d’autant plus que s’agissant du raccordement en fibre optique, la ministre, au cours des mêmes débats à l’Assemblée, a évoqué le déploiement, en 2017, de 6 168 km de fibre optique supplémentaires, précisant que le réseau connecté atteindra un total de 123 000 km à travers le pays. Par ailleurs, elle a fait état de la formation de 3 314 employés dont 1 039 ingénieurs d’AT et 279 de micro-entreprises créées dans le cadre des dispositifs de soutien à l’emploi des jeunes. Ajoutant que 65% du budget consacré par Algérie Télécom à la formation ont été consommés en 2017, ce qui a permis une amélioration des prestations de l’entreprise dont les abonnés ont augmenté de 448 000.
Pour ce qui est de la Poste, la ministre a évoqué l’insertion de plus de 3 268 employés dans le cadre des contrats pré-emploi d’ici la fin de l’année 2017, parallèlement à la clôture du plan de formation initié par Algérie Poste. Comme nous le rapportions dans notre édition d’hier, la première responsable du secteur a rappelé qu’Algérie Poste a eu recours à un emprunt de 19 milliards de dinars au titre de projets visant le perfectionnement de ses prestations, précisant que 9 milliards de dinars seront destinés à la réalisation de 811 bureaux de poste aux normes bancaires dans les Hauts-Plateaux et le Sud et 2 milliards DA à la mise à niveau du réseau de fibre optique pour pallier les dysfonctionnements du réseau dans les bureaux de poste, outre l’achat d’équipement sophistiqué pour le tri automatique du courrier.