SYNTHESE MILINA KOUACI
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Youcef Cherfa a présenté, hier devant la commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle, à l’Assemblée populaire nationale (APN), l’avant-projet de loi modifiant et complétant la loi 90-11 du 21 avril 1990 relative aux relations de travail, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Basma Azouar, affirmant qu’il constitue «un nouveau jalon» dans la mise en place de la stratégie nationale de l’emploi. Ce texte de loi prévoit, selon le ministre, un nouveau droit pour les travailleurs du secteur économique. Ledit avant-projet de loi permet notamment aux fonctionnaires de bénéficier d’un congé pour la création d’une entreprise, le but étant de «promouvoir» l’esprit entrepreneurial et «motiver» les travailleurs.
Le ministre de tutelle a expliqué que les salariés, justifiant d’une ancienneté d’au moins 3 ans, souhaitant créer des entreprises économiques, pourront soit bénéficier d’un congé sabbatique d’une durée d’un an, prolongeable de 6 mois, soit continuer à travailler à temps partiel, tout en conservant le droit à la couverture sociale et au retour à leur poste de travail en cas d’échec de leurs projets. Ces mesures contribueront à ses yeux, à «la mise en œuvre de la politique gouvernementale dans son volet promotion de l’entrepreneuriat, un des fondements les plus importants de la politique nationale de l’emploi», a-t-il souligné.
Les salariés désirant créer des microentreprises, conformément au futur texte de loi, pourront également bénéficier d’aides financières et d’autres privilèges dans le cadre des dispositifs d’aide à la création d’activités, toutes formes confondues, pour ne citer que l’exonération fiscale et les crédits sans intérêts et ce, dans l’objectif de «soutenir la dynamique économique», ajoute M. Cherfa. Il estime que le texte de loi en question constitue «un nouveau jalon dans la mise en place de la stratégie nationale de l’emploi qui s’appuie sur une approche purement économique répondant aux aspirations d’un large pan de salariés». Ce projet de loi, poursuit-il, vient «concrétiser un des engagements du président de la République, celui de permettre aux travailleurs et employés d’accéder à l’entrepreneuriat». <