La découverte de l’Algérie profonde à travers le quotidien de ses villages et «dechras», le feuilleton phare «Ennar El Barda» et la série humoristique «Bab Edechra», avec Biyouna, est le menu phare qui sera diffusé sur les différentes chaînes de la télévision publique, en plus des programmes religieux, dont la 8e éditions de «Tadj El Coran » et la diffusion des Tarawih en direct.

Le fil conducteur de la grille de ce mois de Ramadhan est de convier les téléspectateurs à la découverte de l’Algérie profonde, a déclaré, Tewfik Khelladi, le Directeur général de l’Etablissement public de télévision (EPTV), lors de la conférence de presse qu’il a animée, hier, au siège de la télévision publique pour présenter les grandes lignes du programme ramadhanesque diffusé sur les cinq chaînes du groupe.
C’est dans cet esprit que le fameux concours traditionnel du mois de Ramadhan sera, cette année, consacré aux plus beaux villages et dechras des différentes régions du pays. Tewfik Kheladi souligne à ce sujet que «Dchour Bladi nous fera visiter trente villages de l’Algérie profonde avec, à chaque fois, une petite mise en scène de la vie quotidienne rurale, invitant le public à situer la wilaya dans laquelle se situe le village du jour». Il ajoute que les productions phares de cette année sont notamment le feuilleton «Ennar El Barda», réalisé par Farid Ben Moussa, la série humoristique «Bab Edechra», marquée par le retour de Biyouna, ainsi que le feuilleton religieux «El Mizan». A propos des programmes religieux, Tewfik Khelladi insiste «que la ligne directrice des programmes est de diffuser l’image d’un islam de tolérance, d’ouverture, de fraternité et de générosité et non l’image d’un islam de violence et de barbarie que nous recevons tous ». La chaîne poursuivra la production de la huitième saison de « Tedj El Coran » et la quatrième de « Hadi El Arouah », de même qu’elle assurera la retransmission de la prière des Tarawih. Il sera également diffusé une série abordant la vie des femmes du Prophète intitulé «Nissa fi hayet Arrassoul ».

18 programmes de fiction de différents formats
Ainsi, cette année, il sera proposé au total dix-huit programmes de fiction de différents formats, dont dix sur le mode de la production exécutive, notamment la série comique « Antar Wlid Cheddad», le feuilleton « Rebiha», en version kabyle, et la série en version chaoui «Thakniouine » et six financés par le sponsoring, dont le feuilleton-phare «Ennar El Barda» et les séries comiques «Bab Eddechra», «Messy» et «Bnat Essi», en plus des deux productions réalisées en interne (le feuilleton « Le dernier adieu  de la station de Constantine, et la série «El Mizan» de la Chaîne 5), constitueront l’ossature de la programmation de fiction. Elle sera complétée par une panoplie de programmes artistiques et culturels sur les différentes chaînes. Les amateurs d’archives seront servis avec «Rihet Zeman», «Ils nous ont fait rire» et «Fen Zeman». Un hommage particulier sera rendu au défunt artiste El Houari avec la rediffusion des trois saisons de «Boudhou». Des programmes courts, comme «Chiche Attahaddek», «Mimi Oua Abir», une série comique produite par la station d’Oran et des caméras cachées agrémenteront les tranches de prime time.

Budget de production évaluée à 25 milliard de centimes
Par ailleurs, le Directeur de l’EPTV précise à propos du budget des productions du Ramadhan de cette année qu’il s’élève à 25 milliards de centimes, en rappelant que celui de l’année précédente était de 30 milliards de centimes. Il souligne à ce sujet que «le groupe de l’EPTV, en dépit de l’inflation et de la surenchère qui caractérisent le marché de la production audiovisuelle nationale, veille à appliquer les instructions du gouvernement de rationalisation de l’utilisation des ressources de l’Etablissement en maîtrisant les budgets de production à des niveaux raisonnables et en recourant aux apports externes de sponsoring». Ainsi, la production nationale, aussi bien interne qu’externe, est privilégiée et le moratoire sur les achats de programmes étrangers, reconduit pour la troisième année consécutive, se traduit par des taux d’intégration avoisinant les 100%, voire carrément les 100% sur les chaînes Canal Algérie et Tamazight. Il ajoute que ce budget a été réparti de la manière la plus équitablement possible. « Nous avons aidé le maximum de producteurs qui ont beaucoup de talent. Nous avons également tenu à mettre en exergue la richesse infinie de la pépinière de jeunes talents qui ont besoin d’être pris en charge afin d’avoir de la visibilité et de sortir de cette fausse concurrence qui existe », a-t-il estimé. Concernant le positionnement de l’EPTV face à la concurrence des chaînes privées, Tewfik Khelladi souligne que « la mission principale de la télévision publique est celle de la cohésion sociale. Nous sommes dans la réponse d’un besoin quotidiennement répété, auquel nous tentons de répondre de la meilleure manière possible. Nous ne sommes pas là pour répondre à des attentes commerciales et non plus dans la surenchère ». Dans un autre registre, Tewfik Khelladi ajoutera : « L’évolution des modes de consommation des produits audiovisuels, en particulier chez les jeunes, nous commande d’être plus présents avec nos contenus sur les plateformes digitales. Une sélection de nos meilleurs programmes sera donc disponible sur le site officiel de l’établissement ainsi que sur Facebook et Youtube. » Au final, compte tenu de l’intense activité que connaîtra le pays durant ce mois de Ramadhan, dans tous les domaines de la vie sociale, l’essentiel des programmes et magazines d’information sera maintenu avec, cependant, des réaménagements d’horaire, comme pour le principal Journal Télévisé, programmé à 19h.