Dans le cadre du Programme de renforcement des capacités des acteurs du développement local (CapDel), un incubateur de projets associatifs qui seront mis en œuvre dans des communes pilotes, a été lancé, hier à Alger, pour, notamment, favoriser la promotion de la femme et des jeunes.

Cet incubateur permettra aux associations la maturation et la formulation de projets catalyseurs de développement local avec les secteurs prioritaires, identifiés dans chacune des communes pilotes. Pour le directeur national du projet CapDel et cadre au ministère de l’Intérieur, Mohamed Dahmani, il s’agit de mettre en œuvre un développement local générateur de richesse et d’emplois, avec comme stratégie l’instauration d’un dialogue constructif et de la concertation entre les associations, les citoyens et les collectivités locales. «Ce programme ne concerne pas uniquement un appoint technique ou matériel, mais surtout une formation culturelle pour changer les mentalités, pour l’instauration d’un travail de groupe et de concertation pour créer une synergie de développement dans les communes», a-t-il indiqué. Rappelons que le CapDel est cofinancé par trois partenaires à hauteur de 10 millions d’euros, soit près de 2,5 millions d’euros par le gouvernement algérien, 7,7 millions d’euros par l’Union européenne (UE) et 170 000 euros par le PNUD. Le lancement de ce projet a été précédé par une étude de cartographie et d’évaluation des capacités des organisations de la société civile lancée par le CapDel dans les communes pilotes. Cela a permis de connaître avec précision la situation de base de ces organisations et d’identifier leur typologie, leur représentativité, leur capacité, leur organisation et leur mode de fonctionnement, ainsi que le niveau de leur travail conjoint avec les autorités locales. Sur la base des résultats obtenus, le CapDel a identifié les besoins prioritaires, élaboré un programme de formation afin d’y répondre, renforcé les capacités de ces associations pour de leur permettre de participer de manière effective dans le développement de leur commune. Le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Sébastien Vauzelle, s’est dit optimiste depuis le lancement du CapDel en 2017, indiquant que le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a pu avancer dans la nouvelle manière de gérer les collectivités depuis l’inscription dans la nouvelle Constitution algérienne de la démocratie participative. Pour assurer l’efficacité de cette démocratie participative, des chartes de la participation citoyenne ont été élaborées, en prélude à l’installation de conseils communaux consultatifs, en vue d’assurer le dialogue et la communication entre les citoyens eux-mêmes ainsi qu’entre ces derniers et les autorités locales, a-t-il dit. Le CapDel est mis en œuvre dans dix communes modèles, représentatives de la richesse et de la diversité du territoire national : El Khroub (Constantine), Timimoun (Adrar), Beni Maouche (Béjaïa), Ghazaouet (Tlemcen), Djemila (Sétif), Djanet (Illizi), Babar (Khenchela), Ouled Ben Abdelkader (Chlef), Tigzirt (Tizi-Ouzou), Messaad (Djelfa).