Par Milina Kouaci
L’Organisation algérienne des professeurs de l’éducation (OAPE) a tenu, hier, un sit-in de protestation devant l’annexe du ministère de l’Education nationale, à Alger, pour réitérer ses revendications relatives aux volets pédagogique et socioprofessionnel. Cette organisation syndicale dénonce, en effet, l’attitude du ministère qui «ne donne aucune suite favorable à nos revendications et ne tient pas à ses engagements», mentionne-t-elle. Elle reproche au département de Mohamed Ouadjaout de ne «pas satisfaire les revendications du personnel du secteur censées améliorer les conditions de travail et d’enseignement». Pour preuve, «aucune avancée dans les revendications soulevées à la tutelle n’a été enregistrée», constate le président de l’OAPE, Boudjemâa Chihoub. Cette corporation appelle notamment à l’application des dispositions du décret présidentiel 14-266 de 2014 fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires et devant entrer en vigueur au plus tard le 31 mars 2020.
L’OAPE cite également la modification du statut particulier, de sorte à «reclasser les enseignants du secondaire, du moyen et du primaire au même grade de base». Elle réclame, par ailleurs, une révision à la hausse des salaires de manière à «instaurer la justice sociale, assurer la dignité de l’enseignant et préserver son pouvoir d’achat en chute libre». Il en est de même pour les programmes d’enseignement que les protestataires expriment le souhait qu’ils soient révisés et pour l’allègement du cartable. Le syndicat joint sa voix à celle demandant la libération de l’école primaire de la gestion des collectivités locales et de la rattacher à l’Education nationale.
Les protestataires exigent de plafonner le volume horaire des enseignants, revu à la hausse après la propagation de coronavirus, ainsi que l’ouverture de postes budgétaires pour recruter des enseignants et de garder le samedi jour de congé dans les écoles. Les enseignants réclament, également, le droit de départ à la retraite anticipée sans conditions d’âge.
Concernant l’enseignement des sciences islamiques dans les cycles moyen et secondaires, l’OAPE appelle à la réhabilitation de cette matière avec la révision à la hausse de son coefficient. Cette organisation syndicale dénonce le fait de titulariser des enseignants de philosophie dans un lycée dans la wilaya de Djelfa pour l’enseignement des sciences islamiques.