En Algérie, le carburant est vendu à bas prix, selon des indications fraîchement établies par Global Petrol Prices, un site spécialisé. Sur le prix de l’essence et du diesel, le pays occupe la 5e position dans le classement élaboré par le site, et la première place en ce qui concerne le prix du GPL-c, avec un tarif imbattable.

Petrol Prices indique que le prix du litre d’essence en Algérie est estimé à 0.35 dollars (41.5 0 DA), le diesel à 0.19 dollars (22.50 DA), et le GPL-c à 0.08 dollars (9 DA). En Algérie, les tarifs des carburants ont été revus à la hausse dans le cadre de la loi de finances pour 2018. Ainsi, l’essence normale coûte 38,95 DA/litre, l’essence super 41,97 DA/litre, l’essence sans plomb 41,62 DA/litre, le gas-oil 23,06 DA/litre, et le GPL-c 9 DA/litre. Le coût du carburant aurait été plus important n’eut été le maintien des subventions accordées aux produits énergétiques dont font partis les produits pétroliers. Mais cela ne peut pas durer, le système des subventions sera toiletté. L’actuel gouvernement y travaille. Beaucoup de pays pétroliers ont déjà commencé à mettre au point des mécanismes devant leur permettre de relever les prix du carburant dont l’objectif est de réduire les subventions et le gaspillage d’énergie. L’Iran, par exemple, est en train de réintroduire des cartes limitant la quantité de carburant pouvant être achetée dans les pompes à essence, l’idée étant de lutter contre la contrebande et le gaspillage. Le prix du litre d’essence ordinaire y est fixé à 10 000 rials iraniens soit moins de sept centimes d’euros. La faiblesse des prix du carburant entraîne une forte contrebande, estimée entre 10 et 20 millions de litres par jour, écoulés principalement au Pakistan voisin, où l’essence se vend dix fois plus cher et le diesel environ 40 fois plus cher. La compagnie nationale iranienne de distribution des produits pétroliers (NIOPDC) accorde trois semaines aux automobilistes qui n’en auraient pas pu obtenir auprès des autorités une carte à puce permettant de faire le plein à la pompe et plafonnant la quantité journalière de carburant pouvant être achetée pour un même automobiliste. La limite n’a pas encore été fixée, mais la mesure a pour but d’empêcher la contrebande de carburant. Dans le classement de Global Petrol Prices, l’Iran vient en deuxième position avec 0.07 dollar/l.

Le Venezuela reste le pays où le litre d’essence coûte le moins cher au monde, il y occupe la première place, suivi du Soudan, du Koweït, du Nigéria, de l’Arabie saoudite… En bas du tableau, c’est-à-dire, dans les pays où les carburants coûtent le plus cher au monde, c’est Monaco qui occupe la dernière place. Sur le prix du GPL, la Suède vient en dernière place du classement avec un prix de 1.13 dollars le litre, suivie de la France avec 0.97 dollars/l et la Suisse avec 0.92 dollars/l. Les pays comme la Norvège, l’Islande, les Pays Bas, l’Italie, figurent dans le top 10 des pays où l’essence coûte le plus cher. Selon Global Petrol Prices, le prix moyen de l’essence mondial est de 1.09 dollars le litre. Le prix moyen du diesel est de 1.03 dollars et le prix moyen du GPL-c est de 0.62 dollars. Généralement, les pays riches pratiquent des prix plus élevés tandis que les pays plus pauvres et les pays qui produisent et exportent du pétrole pratiquent des prix nettement plus bas, souligne le site qui ajoute que les Etats-Unis sont l’exception, un pays économiquement avancé avec des prix bas de l’essence. Global Petrol Prices relève également que les différences de prix entre pays sont liées à de diverses taxes et subventions pour l’essence. Tous les pays ont accès aux mêmes prix du pétrole sur les marchés internationaux, mais ils imposent des taxes différentes. En conséquence, les prix de l’essence sont différents. Mais ce mode de consommation d’énergie va changer, les années à venir, et il y aura peu de place pour les moteurs à combustion. Selon une nouvelle étude, évoquée récemment, par Chems Eddine Chitour, expert en énergie, l’Europe doit cesser de vendre de nouvelles voitures à essence, diesel et hybrides classiques d’ici 2028. La Chine, le plus grand marché automobile du monde, envisage de cesser les moteurs à combustion d’ici 2030. Certains pays comme le Danemark le feront en 2025. Les constructeurs de voitures vont se débarrasser de tout ce qui est thermique. Il y a toujours preneur chez les pays du Sud.n