Selon l’Office national des statistiques (ONS), la production industrielle dans le secteur public a connu un accroissement de 11,6% au deuxième trimestre 2021, comparativement à la même période 2020. Le champion de cette performance dans le domaine reste celui de l’énergie avec une hausse de 13% durant la période d’avril-juin 2021 par rapport à celle en 2020.

Par Kahina Sidhoum
Dans ce secteur, c’est le volet extractif qui se distingue par des chiffres positifs, comme les mines et carrières qui ont enregistré une croissance de 9,8% sur une année. Une poussée qui résulte davantage de l’extraction de phosphate et des matières minérales -qui ont affiché des taux appréciables de +77,1% et +16,9%- que celle de la pierre, de l’argile et du sable (-1,1%), du fer (-3,4%) ou encore du sel (-1,7%). La production enregistrée dans le secteur minier est plus importante que celle relevée dans les hydrocarbures, 3,2%, grâce à l’augmentation de pétrole et de gaz naturel (+3,1%) et de liquéfaction du gaz naturel (+9,5%). Mais la contre-performance est encore plus visible dans les industries chimiques qui ont connu une baisse de 16,8%, un recul que l’ONS explique par celui d’activité dans les peintures (-45,4%), les produits pharmaceutiques (-11,7%), la fabrication des «autres produits chimiques (-8,0%)» et celle des «autres biens intermédiaires» en plastique (-2,0%).
Dans les industries sidérurgiques métalliques, mécaniques, électriques et électroniques (ISMMEE), les résultats dénotent une performance «notable» avec un taux de croissance de production de +50,7% par rapport au deuxième trimestre 2020. Observés attentivement, ils s’avèrent fortement contrastés d’un secteur d’activité à l’autre. Les pertes de croissance dans la fabrication des véhicules industriels sont importantes (-16,9%) et considérables dans celle des biens de consommation électronique (-47,3%), deux filières qui restent à la traîne par rapport aux augmentations «appréciables» dans la fabrication des biens intermédiaires métalliques, mécaniques et électriques (+50,2%), des biens d’équipement mécanique (+92,9%), dans la sidérurgie et transformation de la fonte et acier (+115,2%) et dans la fabrication de biens d’équipement métallique (+29,2%).
Indicateur de reprise dans le secteur du bâtiment, les matériaux de construction ont enregistré une croissance de 7,8%. A l’exception de la fabrication des liants hydrauliques qui ont marqué une stagnation non chiffrée par l’ONS, selon le compte rendu fait par l’APS de sa note de conjoncture, des relèvements appréciables ont concerné le reste des activités. Ainsi, la branche de la fabrication de matériaux de construction et produits rouges a, par exemple, connu une hausse de 42,2%, celle des autres produits en ciment de 142,1% et celle de l’industrie du verre de 103,8%.
Pour ce qui concerne les industries agroalimentaires, elles ont enregistré une croissance de 24,3% au deuxième trimestre 2021 par rapport à la même période de l’année écoulée. Cette tendance est tangible au niveau de toutes les activités relevant du secteur, notamment le travail de grain (+23,0%), l’industrie du lait (+27,7%), la fabrication de produits alimentaires pour animaux (+11,9%). Les industries textiles, elles, ont marqué un «redressement substantiel» en inscrivant une variation de +17,6% au deuxième trimestre 2021. Avec une croissance de 45,5%, la production des biens intermédiaires semble être le principal facteur de cette tendance. En revanche, la production des biens de consommation a accusé une baisse de 11,4%. Après des baisses successives amorcées dès le premier trimestre 2020, une «nette reprise» a distingué les industries des cuirs et chaussures qui ont marqué une variation de +27,6% au deuxième trimestre 2021. Ce résultat concerne aussi bien les biens intermédiaires (+17,7%), que les biens de consommation (+45,5%).
Les industries des bois et papier ont enregistré une variation «remarquable», soit +36,2% au deuxième trimestre 2021, selon l’office expliquant que ce résultat était le fait de l’augmentation de la production de toutes les activités relevant du secteur. La menuiserie générale s’est distinguée par une croissance «remarquable» de 160,9%, l’industrie de l’ameublement a affiché un taux de +12,0%, celles de fabrication et transformation du papier de +15,9% alors que la production de l’industrie du liège a augmenté de 75,3%. n