Par Sihem Bounabi
La PDG du groupe pharmaceutique Saidal, Fatoum Akacem, a annoncé mardi dernier «le lancement de la fabrication d’insuline, à partir du premier trimestre de l’année 2023». S’exprimant sur les ondes de la Chaîne I de la Radio nationale, la PDG de Saidal a précisé que le processus de production d’insuline en Algérie se fera dans l’unité de production Saidal Constantine à raison de 1 million de conditionnements par an.
Pour rappel, le 8 décembre dernier, lors d’une visite de travail à l’unité de Saidal à Constantine, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ali Aoun, avait mis la pression sur les responsables de cette unité pour accélérer la production de l’insuline en soulignant que «l’évaluation de Saidal à l’avenir est liée à la fabrication de ce médicament». Insistant sur le fait qu’«il n’y a pas d’argument pour que la production de l’insuline soit retardée».
Ali Aoun avait également réaffirmé l’engagement de l’Algérie à couvrir «50% des besoins nationaux en insuline en production locale au courant du premier semestre de l’année 2023», réitérant dans ce sillage «la détermination de l’Etat à mettre fin au monopole exercé en matière d’approvisionnement de l’insuline».
Au mois de novembre dernier, le ministre est également revenu sur l’importance de la production locale de l’insuline, en mettant en exergue l’importance stratégique et thérapeutique de l’insuline affirmant que «l’insuline est un produit que je considère comme un produit de guerre», estimant que «dans le cas d’un problème de disponibilité de ce médicament lié à l’importation, ce sont deux millions d’Algériens qui sont menacés».
Il est à noter que récemment, à l’occasion de sa visite au pavillon du groupe Saidal, lors de l’inauguration de la 30e Foire de la production algérienne «FPA 2022» d’Alger, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune avait apporté son soutien à la stratégie du ministre de l’Industrie pharmaceutique pour la relance effective du groupe pharmaceutique public Saidal, en insistant sur «la nécessité de réhabiliter ce groupe pour qu’il puisse jouer son véritable rôle dans l’industrie pharmaceutique en Algérie».
Le Président de la République avait ainsi affirmé que «l’Etat tend, à travers le groupe Saidal, à couvrir un taux de 40 à 50% des besoins du marché national en médicaments produits localement et à construire une industrie pharmaceutique qui protège la souveraineté sanitaire du pays». <