Une situation singulière qui méritait, au moins, une réunion extraordinaire. L’élimination prématurée de l’Equipe nationale de la Coupe d’Afrique des nations 2017 (14 janvier – 05 février au Gabon), prend des allures d’une véritable crise. Le ballon ne cesse de gonfler et il risque l’explosion. Une tête est «mise à prix » par les médias. Celle de Mohamed Raouraoua, président de la Fédération algérienne de football (FAF), qui a eu le tort de ne pas réagir dans l’immédiat. Une négligence qui a laissé lieu à la diffamation et aux demandes de potence immédiate sans que  l’«accusé principal » ne se prononce. Des critiques incessantes qui fusaient des bouches de ses détracteurs. Ce n’est qu’hier que le patron de la bâtisse de Dely Ibrahim a réagi. Il a choisi de le faire via le site officiel de l’instance qu’il dirige. Juste pour tenter de démentir quelques déclarations qui lui ont été attribuées et qu’il jugeait diffamantes assurant n’avoir « strictement jamais déclaré que je n’avais de compte à rendre à personne. Cela est une affabulation et un grossier mensonge des auteurs de cette bêtise.» La contre-attaque d’« El Hadj » a vite été avortée par une chaîne privée qui a publié une bande sonore accablante. Comme la dernière année de son mandat, qui expire début mars, l’homme fort du football algérien a paru dépassé par les évènements. Pour preuve, il n’a même pas daigné organiser une session extraordinaire pour analyser les raisons de la déroute continentale des Verts en optant pour la procrastination. Toujours en France, le boss de la FAF s’est contenté de préciser que  « le dossier de la dernière CAN-2017 sera examiné par le Bureau fédéral de la FAF dans sa prochaine réunion et sera soumis à la prochaine assemblée générale de la fédération», comme noté dans le communiqué. Le bide des « Fennecs» n’était manifestement pas envisagé par le premier responsable de la balle ronde Dz. Il ne semble pas le préoccuper pour autant. Raourauoua ne s’est pas pris la tête à deux mains. Parallèlement, il prend son temps au moment où ses jours sont donnés comptés aux commandes de la FAF. Le pire dans tout ça, c’est que la discipline ne sait pas de quoi sera fait son lendemain.